Qu’il soit dans une salle de bains ou une cuisine, le carrelage mural est décoratif et facile à entretenir. Sa pose est à la portée de toutes.
Etape 1 : Accessoires
1. Les produits
• Colle pour carrelage prête à l’emploi (normalisée)
• Croisillons (appelés aussi joints d’écartement, cales pour joints)
• Ruban adhésif
• Silicone pour sanitaire
• Joint à carrelage en poudre (appelé aussi mortier de jointage) ou joint à carrelage en pâte.
2. L’outillage
• Mètre ruban
• Fil à plomb (pas obligé)
• Spatule crantée
• Niveau à bulle
• Règle
• Pince, coupe-carreaux manuel (carrelette) ou électrique
• Grille abrasive ou lime
• Pointe à tracer au carbure de tungstène (pas obligé)
• Pince bec-de-perroquet
• Scie à lame-fil au carbure de tungstène
• Crayon gras ou feutre
• Perceuse à variateur électrique de vitesse
• Foret à béton
• Mèche extensible au carbure de tungstène pour la faïence
• Petite auge en caoutchouc ou en plastique
• Truelle langue-de-chat
• Raclette en caoutchouc
• Eponge
• Scie cloche

3. La préparation du mur
Très important car ça doit tenir très longtemps
• Préparer le mur pour qu’il soit solide, sain, sec, et propre
• Dépoussiérer les carreaux s’ils ont été entreposés hors de leur emballage
• Déterminer exactement la surface à carreler : choisir si possible un nombre entier de carreaux (joints compris) ; si le carrelage doit habiller le mur devant un lavabo, il faut tracer un axe vertical au milieu et poser les carreaux de part et d’autre de cet axe. Pour un centrage parfait, tracer les 2 axes perpendiculaires.
4. Le plan de pose et de traçage
• Mesurer la hauteur des carreaux qui servira à tracer la ligne de base
• Reporter sur le bas de la surface à carreler la mesure d’un carreau moins 2 à 3 cm
• Tracer la ligne de base avec un niveau à bulle et fixer un tasseau le long de cette ligne, ce qui permettra d’ajuster la coupe de la dernière rangée si le sol n’est pas droit.
Etape 2 : La pose
• Après avoir malaxé la colle pour lui donner une consistance onctueuse, déposer, à la truelle, une couche en quantité suffisante et régulière sur un demi-mètre carré environ. Utiliser de préférence de la colle en pâte qui est prête à l’emploi
• Etaler la colle à la spatule crantée de façon à créer des sillons parallèles
• Poser et appuyer le carreau contre le tasseau et le long du tracé
• Placer dans l’angle une cale d’épaisseur pour les joints
• Poser le second carreau à côté du premier. L’enfoncer dans la colle et le positionner contre la cale du 1er carreau, qui ne doit pas bouger
• Procéder de la même façon sur toute la surface encollée.
Etape 3 : La coupe
1. La carrelette
• Caler contre la règle et l’équerre le carreau sur le plateau de la machine. Pousser le chariot pour que la molette reste en appui sur le carreau. En rayant l’émail, la molette produit un crissement.
• Lorsque le carreau est rayé, positionner l’enclume au centre du carreau et appuyer sur la poignée de la machine. Sous la pression, le carreau se sépare en deux.
2. Les découpes spéciales
• Avec une pointe à tracer au carbure de tungstène, rayer profondément la surface du carreau.
• Casser la partie à éliminer par les petits morceaux de 2 à 3 mm avec la pince bec-de-perroquet.
• Pour les découpes de formes très complexes dans les carreaux de faïence, utiliser la scie à lame-fil au carbure de tungstène.

3. Le perçage
Par exemple pour percer le passage d’un tuyau d’évacuation.
Vous pouvez utiliser une scie cloche ou suivre la méthode suivante :
• En utilisant comme gabarit un tube de PVC, tracer le contour avec un crayon gras
• Régler avec soin la mèche extensible, poser le carreau sur un morceau de bois et percer lentement. Dès que la pointe apparaît de l’autre côté, retourner le carreau et finir le perçage de ce côté. Il faut utiliser la perceuse sans percussion.
• Pour éviter que la mèche ne glisse sur l’émail, coller en croix 2 morceaux de ruban adhésif transparent sur le point à percer.
Etape 4 : Le jointage
En plus de leur fonction esthétique, les joints ont un rôle technique essentiel : assurer l’étanchéité. Des joints mal faits n’assurent pas une étanchéité parfaite, ils vieilliront mal, ils craquelleront et finiront par se vider.
• Vérifier que la colle à carrelage est bien sèche
• Gâcher soigneusement le mortier de jointage avec de l’eau pour obtenir une pâte onctueuse. Vous pouvez aussi utiliser du joint à carrelage en pâte qui est beaucoup plus pratique.
• Quelle épaisseur pour les joints ?
• Pour des carreaux de 10, 20 et 30 cm de côté = 2 à 3 mm de joint.
• Etaler le mortier à joint sur le carrelage avec la truelle langue de chat
• Faire pénétrer le mortier entre les joints avec la raclette en caoutchouc. Passer plusieurs fois la raclette sur la surface pour que les joints soient bien remplis. Enlever le surplus de mortier en raclant.
• Lorsque le joint commence à durcir, nettoyer la surface avec une éponge humide. L’éponge doit être humide mais non gorgée d’eau sinon elle lave les joints et les creuse. Rincer souvent l’éponge.
• Eventuellement, lisser les joints avec le doigts, non non ! Pas celui là, bonnes de cochonnes !
• Nettoyer avec un chiffon sec
• Le lendemain, éliminer tout trace de mortier avec une éponge humide en rinçant soigneusement
• Réitérer l’opération jusqu’à un parfait résultat
• Pour la liaison avec les éléments sanitaires, faire un joint de silicone adapté.

Petits conseils :
Etaler la bonne quantité de colle à la pose pour obtenir un alignement parfait des carreaux. Trop peu de colle ne tient pas bien le carreau, et trop de colle nuit au séchage et au bon alignement de la surface.
Autour d’une fenêtre, il est préférable d’avoir le même nombre de carreau de chaque côté.
Pour carreler un plan de travail s’effectue de la même manière que la pose murale. L’opération est plus simple car la réalisation se fait à l’horizontale.
Un joint coloré se choisit en fonction du carrelage. Il peut être dans les mêmes tons que celui de la surface ou en contraste avec celle-ci.
Un joint clair est plus salissant qu’un joint foncé.