Nadia Le Roux

 

 

- Romancière et Poète aux Editions Le Manuscrit -

 

Présentation de l'auteure :

Sans raison particulière et n'importe quand, j'ose ajouter n'importe où, je n'ai besoin de nul état d'âme particulier pour écrire, cela signifie que je peux écrire des textes à résonnance triste sans l'être pour autant au moment de la mise en mots, cela signifie que je n'écris pas par besoin, ou seulement par besoin, mais par gout, pas seulement par gout, cela signifie que j’écris, tout simplement, ce que je ne saurais pas dire, que je n’ai pas su lui dire, que je ne veux pas dire.

Nadia Le Roux

 

Bibliographie :

  • Erotisme (mes mots)-21/12/2005.
  • Huit mots (sans ironie) recueil illustré par Isabelle Bradfer Burdet - 02/05/2007.
  • Boîte à musique - Roman - 12/06/2007
  • Finaliste du concours international de poèmes érotiques sur internet (sept.2007)
  • Les Cahiers de Poésie de Laurent FELS & Joseph OUAKNINE, (recueil collectif).
  • Gagnante jeu-concours poétique LES ADEX année 2007, participation au recueil collectif "L'Ivresse"

 

 

Huit Mots

 

Genre : Poésie
Public(s) : tous publics
Nb de pages : 59
Prix : 10,90 €

Amazon.fr
Manuscrit.com

 

Présentation :

Huit mots, huit temps pour compter jusqu'à huit sur le calendrier des mots à suivre jusqu'au bout, comme les rêves et les silences. Ce recueil parle au passé de sensations encore brillantes. L'auteur pose un regard innocent sur des impressions très vives, des éclats d'humanité qui prennent la saveur tour à tour de la nostalgie et de l'espérance. Les textes comme des chansons d'amour se révèlent intimes et collectifs, comme des scènes quotidiennes filmées au fond des coeurs. Huit fois oui, sans ironie.

 

Citation :

"Je te dédicace les dix pages de ma vie. La première en sommeil veille sur la troisième, elle n'a de mot à dire survolant la seconde, quatre toi ça fait cinq, moins le six plus un toi, sept pages se sont tournées et le neuf d'un émoi, en arrivant à dix je t'ai perdu déjà. J'ai marché sur le huit en oubliant les lois."

 

Extrait :

A cause de ton regard, par ton sourire, tes bras J'ai cru ouvrir le ciel de tes yeux qui mentaient. Quand par dessus ta peau et ton corps dans mes draps. J'ai eu peur du bonheur tant il te ressemblait. Le chagrin qui arrache mes jours à ton amour Déflore mon esprit, l'use et l'entremêle. Aux nuits de sueurs lourdes comme les vrais toujours Aux épaves du temps, des nausées à la pelle. Tes mots multicolores n'ont pas fini leurs phrases. Fugitifs en désordre, éclaboussant mes heures. Ils foncent dans le noir, goutte à goutte, sans base. De ta bouche infidèle dont j'aimais la douceur Ils s'en vont, moi aussi. Les yeux dans l'eau.

 

Savoir

Les secrets se disent par les mains
L'amour se chuchote en mots
J'inverse tendrement ces moyens
Mais pas trop

Demain je serai dans ton lit
En un sourire et je souris
Sans un mot

Comme une envie
Un vol de peau
Pénètre moi doucement
Le temps de liquéfier la nuit
Et son oubli.

 

Ce texte fait partie du recueil Huit mots illustré par Isabelle Bradfer-Burdet

 

Commentaire :

C'est comme un chuchotement à l'oreille, une série de secrets révélés, de douces confidences.Les mots sont parfaitement choisis, rien ne choque l'oreille. Tout est discret, limpide et rend l'intimité translucide.

Philippe Deleval (poète)

 

 

Erotisme

 

Genre : Poésie
Public(s) : tous publics
Nb de pages : 45
Prix : 10,90 €

Amazon.fr

 

Présentation :

Erotisme est un titre facile, curieusement énigmatique, on ne sait pas très bien où il nous portera, les textes contenus dans ce recueil naissent tous de ma passion pour les rythmes sensuels qui traînent autour de l'amour et de l'amitié, et des choses courantes de la vie.
Je ne sais pas où commence l'érotisme, je le dis en mots simples, j'image et j'imagine, je me regarde et regarde, un baiser sur la joue, un regard, un désir audacieux qui prend le temps de se nommer, un adieu, des traces de mots sur des souvenirs nébuleux, je n'ose rien, je sais.

Mes mots appartiennent à ceux qui les aiment, il m'arrive souvent de penser qu'ils sont les mots des autres, les mêmes, mêmes peaux, mêmes peines.
Ce sont les miens pourtant, sous ma peau, sous ma peine.
Je ne les perds pas, on ne perd jamais rien, ni le passé ni la mort, on s'en éloigne c'est tout.
Je tapisse mes nuits de mots, ils flottent ici et là, sur mon coeur, sur les murs, ils me disent qui je fus quand ils n'étaient pas nés.
Avant les mots.

Nadia Le Roux

 

Citation :

"Les mots comme te temps s'écoulent en silence
Dessein d'aimer demain, d'écrire sans retenue
D'un clavier d'autre part le désir que je pense
Que je sais de mon ventre brulant d'un mal connu.
"

 

Extrait :

Comme un vent élastique je m'approche de toi
Redonne à mon regard la direction perdue
Remue mon sang nouveau, provoque mon émoi
Goutte à goutte de vie trop longtemps attendue

J'ai des larmes à éteindre et des brulures aux doigts
Désillusions vomies dans une mémoire en feu
Mais j'ai aussi des mots, et ce désir de toi
Qui ne mentiront pas, qui n'aiment plus le jeu

Près de mon corps tendu creuse moi des caresses
Dépose ton haleine sur ma bouche et mon coeur
Je ne suis plus à l'autre qui vers d'autres s'empresse
Je te dirai je t'aime et je n'aurai plus peur

Je t'aime
Je n'ai plus peur.

 

Commentaire :

Nadia écrit. Chose banale. Griffonner le papier est pratique aisée. Mais le cas de Nadia est intéressant: elle écrit bien, c'est plus rare et même très bien, ce qui est inédit. J'ai l'impression en la lisant de découvrir ce qu'on appelle chez nous un auteur: une personne qui a un langage propre et ne plagie pas, une sensibilité qui fait des mots ces assemblages qui portent l'émotion, la vraie mais aussi ce rythme indispensable à la véritable poésie...

Philippe Deleval (poète)

 

Une lecture tout en sensualité qui vous sort les tripes.
Les mots collent à la peau, ils glissent sur vous, vous entrent dans le corps et réveillent vos sens.
Des mots forts, beaux, sans ponctuation souvent laissant le lecteur respirer au gré de ses propres sensations.
A lire et à relire avec délectation bien lové(e) dans un fauteuil.

Mondine Françoise

 

 

Boîte à musique

 

Genre : Roman
Public(s) : tous publics
Nb de pages : 97
Prix : 13,90 €

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Manuscrit.com

C'est son premier roman, une histoire d'amour un peu "compliquée" qui commence sur le net, quelques personnages qui rodent autour, un peu de suspense aussi...
Qui se cache derrière le pseudo de Julien ?

Nadège ne voulait plus d'une vie "à la dernière minute", elle s'était créé son petit confort personnel et pour rien ni personne au monde elle ne voulait s'en éloigner mais la vie n'est jamais avare de surprises difficiles à contourner, celles-ci auront les attraits de Julien...
En passant par leurs deux existences "électroniques" Nadège et Julien n'en feront qu'une, réelle jusqu'à l'absurde, fausse jusqu'à la vérité.
L'auteure nous dévoile un monde incroyablement vrai auquel il est difficile d'échapper puisqu'il laisse à l'imagination la place d'honneur; celle des songes les plus doux.

 

Extrait :

Maman-Isabelle avait toujours été affectueuse avec moi mais ce soir là elle le fut particulièrement, je n'étais pas encore rentrée qu'elle me serrait très fort contre elle:
– Nadège ma petite Nadège, comment ça va depuis le temps?
– Je vais bien et vous, où est Isa?, je dois lui parler
– Elle se repose dans sa chambre, elle n'est pas très en forme en ce moment, je vais vous préparer quelque chose à manger et vous l'apporter là-bas, d'accord?
– Bien-sur, oui.
Je sortais de mon sac un petit recueil de poèmes acheté spécialement pour cette dame et le lui tendais avec le sourire, elle me fixait d'un regard implorant, j'aurais compris plus tard qu'elle savait pour Isabelle, elle me demandait de rester auprès d'elle sans oser le faire avec les mots, Isabelle avait hérité de sa mère cette pudeur infinie qui consiste à ne jamais blesser autrui, ne jamais rien demander pour soi, rien.
Je me sentais inquiète.
Je trouvais Isabelle au lit, le teint pâle, je posais ma main sur son front que je retenais être fiévreux, je déposais une bise au même endroit en lui demandant:
– Mais qu'as-tu ? Maman semble inquiète et je le suis aussi, et bien alors?
Elle me répondit en souriant:
– Tu connais les mères juives non?, une me suffit, ça ira mieux demain, alors raconte!
Je lui annonçais donc mes noces prochaines avec le grand amour de ma vie rencontré par hasard sur le net, elle m'écoutait sans broncher, à un certain moment elle me prit la main et me demanda des détails sur notre prochaine rencontre, elle ajouta à la fin de mon récit:
– Je pense qu'il ne viendra pas, j'espère me tromper.
– Mais pourquoi, pourquoi ?
Je ne comprenais plus Isabelle, je ne comprenais pas pourquoi elle me disait ça, je ne savais pas ce qu'elle savait, peut-être, je ne comprenais rien à rien, me voyant attristée par son affirmation elle prit soin de se contredire attribuant le tout à son manque de lucidité momentané et de confiance en ce genre de rencontre qu'elle avait déjà eu l'occasion d'avouer.
– Mais oui Cocotte, pourquoi pas?, j'ai déjà entendu dire que ça pouvait marcher, puis je suis peut-être jalouse aussi, va savoir!
– Oui, tu es une grosse jalouse capricieuse !

Je respirais, Isabelle venait de m'enlever un poids de la gorge qui m'étranglait depuis des mois, je voulais sa bénédiction et je l'avais obtenue, j'en pleurais de joie, une fois de plus je ne pensais qu'à moi.
Maman était entrée en prenant soin de frapper à notre porte auparavant un plateau à la main, elle nous avait mijoté l'un de ses petits plats de la tradition juive que j'adorais, elle apportait à Isabelle toute une série de médicaments par la même occasion.
– Ca va les filles?

Sans attendre de réponse particulière elle quittait la pièce avec une hâte que je ne lui connaissais pas, tout me semblait étrange autour de moi, confus, j'étais heureuse et inquiète et je n'arrivais pas à gérer toutes ces émotions.
« Il sera à Paris le quatre août Isa, le jour de tes trente cinq ans » lui dis-je pour rompre un silence très lourd dont j'ignorais encore l'origine.
Elle se mit à rire en affirmant que Julien n'était autre que son cadeau d'anniversaire et que cette fois ci je m'étais vraiment foulée pour le choisir.

 

Commentaire :

Du virtuel à la réalité, le pas n'est pas si géant. Ca n'arrive pas qu'aux autres.
Une écriture douce, simple, fluide, de la tendresse à l'amour, de l'amitié à l'amour, un mélange de maux qui font qu'on peut, peut-être, y retrouver dans les pages quelques morceaux de vie de l'auteur !
Car dans un livre, il n'y a pas que de l'écriture, il y a aussi des rêves, des bouts de vie, de la vraie vie. Un livre ce n'est pas que des mots alignés qui s'enchaînent au gré du lecteur, il faut toujours gratter un peu sous les mots, on y trouve parfois des morceaux de peau, des morceaux de coeur.
A lire pour rêver d'abord et suivre, ensuite, cette belle histoire d'amour. Car en tout état de cause c'est bien d'amour dont parle l'auteur.
J'aime énormément cette écriture. Après deux recueils plus sensuels, voilà le premier roman, j'attends le second avec impatience.
Un livre que je vous recommande et à mettre dans vos valises pour lire pendant vos vacances.

Louise

 

http://www.manuscrit.com/catalogue/auteur.asp?idAuteur=5425
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Avec l'aimable participation de Nadia Le Roux

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