« C’est en se dépensant soi-même
que l’on devient riche »
Sarah Bernhardt |
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dans le rôle de Doña Maria dans Ruy Blas
Tableau de Georges Clairin (1897) |
Elle est née le 22 octobre, 1844, fille illégitime d'une courtisane hollandaise et d'un homme d'origine française. L'identité de son père, et celle de sa mère, est contestée mais l'important est que la naissance de Sarah a importuné sa mère, qui manifestait peu de tendresse pour elle, son père l'a tout simplement ignorée.
Elevée dans un couvent, Henriette Rosinne Bernard, dit Sarah Bernhardt, entre au Conservatoire de Paris à l'âge de 16 ans.
Après un passage à la Comédie française où elle joue le rôle d'Iphigénie, c'est à l'Odéon en 1869 que la comédienne devient célèbre grâce à un rôle dans 'Le passant'. C'est dès lors la gloire mondiale pour la comédienne à la 'voix d'or'.
Que cela soit dans des rôles tragiques comme Phèdre, ou romantiques dans 'Lorenzaccio', son tempérament dramatique et sa diction emphatique séduisent un public toujours plus grand.
Elle parcourut l'Europe, les 2 Amériques et de 1891 à 1893, les 4 parties du monde. Elle dirige le Théâtre de la Renaissance (maintenant appelé "théâtre de la ville" place du châtelet) à partir de 1893 et monte ensuite sa propre troupe au théâtre des Nations qui sera rebaptisé "Théâtre Sarah Bernhardt".
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Elle eût d'innobrables amants, un seul mari.
D’une liaison avec un noble belge, Charles-Joseph-Eugene-Henri, Prince de Ligne, elle a son seul enfant, né en 1864, qui deviendra écrivain : Maurice Bernhardt.
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Pour son seul et unique mariage en 1882, ce fût une fausse note des plus détonantes. Damala est un mari infidèle, opportuniste, morphinomane, il se révéle destructeur et Sarah s'en remettra difficilement. Il meurt à 40 ans dans l'oubli de tous, sauf de Sarah qui ne l'abandonna pas dans la maladie. |
Jacques Damala
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La liaison qu’elle a longtemps entretenue avec Louise Abbéma, portraitiste était notoire, et bien acceptée dans la société bon enfant de l’époque; elle fait encore l’objet d’une discrète allusion dans une pièce de Feydeau en 1894, Le Ruban.
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Portraits de Sarah par Louise
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Certains diront qu'elles ont partagé une "amitié" de quelque cinquante ans "amitié" parce que ni Sarah Bernhardt, ni Louise Abbéma n'en diront plus, bien que Louise Abbéma ait investi une image publique de masculinité triomphante.
Louise Abbéma
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Dans la biographie de Sarah Bernhardt, Catherine Simon Bacchi se demande "Sarah s'abandonna-t-elle à ces amours féminines ? Il est difficile, car elle fut toujours très secrète sur sa vie privée, de donner une réponse sûre. Il me semble qu'elle accepta facilement les manifestations extérieures, mais qu'il n'y eut jamais rien de sérieux."
En tous cas, ce sont bien les mains enlacées de Sarah Bernhardt et Louise Abbéma qui témoignent de leur union par-delà le temps, puisqu'elles en ont fait une œuvre d'art. Coulées dans le bronze, signées à l'intérieur, leurs mains ont réapparu sur le marché de l'art dans les années 1990, puis disparu de nouveau...
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Pendant la Grande Guerre, Sarah devenue âgée est amputée d'une jambe des suites d'un accident. Elle ne s'épanche jamais sur son infirmité, sauf pour en rire ! "Je fais la pintade!", s'écriait-elle lorsqu'elle sautillait d'un endroit à l'autre.
Sarah Bernhardt décède d'un empoisonnement urémique le 26 mars 1923 à Paris. Elle est depuis longtemps entrée dans la légende. |
dans le rôle de Phèdre de Racine 1893,
Toulouse Lautrec |

dans le rôle d'Hamlet en 1899
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Le gouvernement voulait lui faire des obsèques nationales, ce fut finalement la ville de Paris qui assura l'ordonnance de ses funérailles qui eurent lieu en présence d'une foule immense et bouleversée.

dans le rôle de Macbeth |

Pour en savoir plus :
http://www.paris.org/Expos/BelleEpoque/bernhardt.html
http://sarah.bernhardt.free.fr/
http://www.evene.fr/celebre/biographie/sarah-bernhardt-2432.php
http://perso.orange.fr/saphisme/peinture/abbema.html
http://www.artrenewal.org/asp/database/art.asp?aid=2250
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dans le rôle de Théodora de Victorien Sardou. Photographie de Nadar (1882).
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Portrait par Giovanni Boldini (v. 1880) |
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