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Chambre 1408

 

 

 

 

Réalisateur(s) : Mikael Hafstrom
Acteur(s) : Samuel L. Jackson, Mary McCormack, John Cusack, Drew Powell, Tony Shalhoub
Producteur(s) : Lorenzo di Bonaventura
Société(s) de production : Dimension Films
Scénariste(s) : Scott Alexander, Matt Greenberg, Larry Karaszewski
Genre: Horreur

Mike Enslin, écrivain de renom, ne croit que ce qu'il voit. Après une série de bestsellers discréditant les évènements paranormaux dans les maisons hantées, il n'a toujours pas de preuve "d'une vie… après la mort". Mais tout va changer après sa visite de la suite 1408 de l'Hôtel Dolphin dans le cadre de son dernier livre : "Dix jours en chambres d'hôtel hantées". Refusant d'écouter les avertissements du manager de l'hôtel, l'auteur s'installe dans la fameuse chambre. La lutte pour sa survie ne fait que commencer…

 

 

L’adaptation de l'oeuvre de Stephen King par Mikael Hafstrom. Avec en tête d'affiche John Cusack et Samuel L. Jackson, l'histoire suit un écrivain spécialisé dans les histoires de fantômes et de tueurs en série refusant d'y croire, jusqu'au jour où il se retrouve devant la porte de la chambre 1408 du Dolphin Hotel à New York. Une chambre pas comme les autres, qui a connu un nombre hallucinant de morts et de suicidés. La chambre est comme hantée. Le gérant de l'hôtel met bien en garde l'écrivain que la pièce est ensorcelée, mais rien ne le décourage. Jusqu'au moment où il franchit la porte...

Dans cette histoire, Stephen King ne se renouvelle absolument pas. Chambre 1408 est un simple mélange entre 2 de ses plus grands classiques: Shinning et Misery. "Shinning" pour cet hôtel où le héros se retrouve piéger dans une des chambres, fait face à ses fantômes et à une folie imminente. "Misery" pour la captivité du héros, sauf que celui ci est retenu par une chambre et plus par la terrible femme psychopathe ! Ce qui change ? Le final, peut être, et encore. Le fait qu'il y ait 2 retournements de situation sur la fin. Un que l'on voit venir une fois qu'on y réfléchit un peu mais qui s'avère être un trompe l'oeil et nous renvoie directement dans l'antre dont on espérait être sorti.

 

 

Chambre 1408 est différent de beaucoup de films d'horreurs récents, notamment sur une thématique qui revient dans beaucoup d'entre eux: la claustrophobie. Dans les récents Captivity ou encore Hostel, le lieu où se déroule la torture (aussi bien mentale que physique) est très peu plaisant et assez restreint. Ici, il s'agit d'une chambre d'hôtel luxueuse et grande, salie par sa réputation.

On est donc à l'aise au départ ? Pas du tout !

 

Beaucoup plus angoissante, tout d'abord parce que Samuel L. Jackson, qui fait la présentation de l'endroit à un John Cusack peu convaincu, ne donne en aucun cas envie de mettre les pieds dans la chambre. Ensuite, parce qu'une fois qu'on a fait le tour de la chambre, rien ne semble clocher. Et c'est là, alors que le spectateur s'y attend (sinon il n'aurait pas pris sa place !) mais John Cusack beaucoup moins, que l'horreur commence.

 

Autre schéma récurent dans le film d'horreur à tendance psychologique, le héros fait face à ses peurs, ses anciens démons, la mort. Ici, le passé de Mike ressurgit et hante le héros, bien plus que les fantômes qui revivent leurs derniers instants sous ses yeux. Il a beau être assailli par certains d'entre eux, ils ne sont pas la menace. Cette dernière est simplement la folie dans laquelle notre héros, parfaitement conscient que son état mental se dégrade au fur et à mesure que le temps s'écoule dans cette chambre, commence à sombrer et tente par tous les moyens de sortir, autant de la chambre que de ce qui semble être un horrible cauchemar.

 

Si Samuel Jackson se contente de 10 minutes d'apparitions avant de disparaître dans son bureau, John Cusack en revanche se donne à fond dans un registre où l'on a pas vraiment l'habitude de le trouver. Après le désastre du "Contrat" où il donnait la réplique à Morgan Freeman, il se rattrape avec un rôle où il laisse libre cours à ses émotions et son côté effrayant. Il faut l'avouer: c'est lui qui porte le film. Autant rendre à César ce qui lui appartient à juste titre!

 

 

L’atmosphère est prenante, très prenante. John Cusack très crédible dans son rôle veut découvrir les miss_terres de la chambre 1408. Au final, c’est un film d'angoisse, thriller psychologique d'horreur dans la pure tradition de Stephen King, où folie et peur sont de mises. J’ai adoré ce film, une très bonne adaptation de la nouvelle.

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