Nos Films

0 - 9

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z

 

Angles d'Attaque

 

 

 

 

Réalisé par Pete Travis
Avec Matthew Fox, Forest Whitaker, Dennis Quaid
Film américain.
Genre : Thriller, Drame
Durée : 1h 29min.
Année de production : 2008
Titre original : Vantage Point
Distribué par Sony Pictures Releasing France

 

Thomas Barnes et Kent Taylor sont deux agents secrets chargés d'assurer la protection du Président Ashton lors d'une conférence au sommet sur le terrorisme en Espagne. Peu après son arrivée, le président est victime d'une tentative d'assassinat. Dans la foule, un touriste américain a filmé toute la scène. Rex, reporter pour une chaîne de TV américaine, a elle aussi été le témoin privilégié des 15 minutes avant et après le coup de feu.
C'est en suivant la reconstitution de ces moments vécus par ces 4 personnages que la terrible vérité qui se cache derrière cet attentat nous sera révélée.

 

 

 

Le film choral est une forme cinématographique qui en soi à une fâcheuse tendance à être, dans son concept, casse-gueule. Soit parfaitement maîtrisé, chaque personnage étant un élément thématique fort apportant à l’intrigue (Pulp Fiction par exemple) ou gentiment foiré comme lorsque l’ensemble du casting compose plus un groupe de seconds rôles que de véritables points d’encrages. Par chance, Pete Travis, le réalisateur d’Angles d’attaque, a réfléchi un minimum à tout ce qu’impliquait une multitude de protagonistes et offre, grâce à une forme narrative complexe, une osmose totale entre les personnages qui n’auront de cesse de se dévoiler, se révélant toujours un petit peu plus même si l’empathie qui les lie aux spectateurs doit être ébranlée. En déjouant certains pièges et en offrant un groupe de protagonistes riche, il retombe malheureusement dans certains clichés qui laisseront ce Vantage Point à l’état de film-concept un peu comme le Memento de Nolan, certes réussi et fort agréable, prouvant sans cesse la maîtrise de son réalisateur, mais qui ne pose pas le film comme une œuvre à redécouvrir sans cesse : le genre de film que l’on voit une fois, l’intérêt ne reposant que sur l’éclaircissement, sans pour autant le considérer comme twist à proprement parler.

C’est donc dans une forme narrative construite volontairement décousue que Vantage Point prend tout son sens et marque les esprits. Le pitch, à la base, peut laisser présager le pire tant ses ficelles furent maintes et maintes fois reprises : un chef d’Etat se fait assassiner par un agresseur inconnu, qu’un terrible attentat rendra totalement impossible à appréhender. Les quelques survivants, de l’ancien garde du corps à la retraite à la journaliste antipathique vont tenter de mener l’enquête en temps réel pour que justice soit rendue. Une sorte d’épisode de 24 pour le grand écran en fait. Mais là où le réalisateur et son scénariste font fort c’est en éparpillant totalement l’intrigue, en la réduisant à une dimension humaine et non plus cinégénique, rendant chaque instant, chaque personnage comme un point de vue important, une pièce de plus dans ce puzzle. Il n’est donc absolument pas anodin que l’intrigue « clichée » nous soit totalement dévoilée dans les vingt premières minutes au travers d’écrans de contrôle : Sigourney Weaver, incarnant la réalisatrice d’une chaîne d’information, gère l’assemblage des plans filmés par ses journalistes sur le terrain : rien ne s’est encore passé et nous nous retrouvons spectateurs d’un évènement diplomatique important que viendront bientôt troubler cet assassinat et l’action terroriste. Témoins malgré nous d’un spectacle qui nous dépasse, tout comme il dépasse la réalisatrice, qui soudain perd tout contrôle sur une réalité qu’elle maîtrisait jusqu’alors, gérant le temps et l’espace par l’intermédiaire de ses pantins sur le terrain et de sa table de montage. Cette mise en abîme, qui n’est pas sans rappeler les thématiques DePalmiennes, sera pourtant le point de départ du film de Travis : la vérité, telle qu’on nous la montre tous les jours dans les média, n’est qu’une vue générale et n’est finalement absolument pas objective. Et seul le traitement au cas par cas permettrait de pouvoir se faire une idée de la véracité des faits.

Angles d'attaque n'est pas le premier film à mettre en scène une tentative d'assassinat du Président des Etats-Unis, qu'elle soit aboutie ou avortée. Avant lui, on peut ainsi citer Je dois tuer, Dans la ligne de mire, I comme Icare, JFK, Un Crime dans la tête et son son remake, Complot à Dallas ou encore le récent et polémique Death of a President.

Pete Travis, le réalisateur d'Angles d'attaque, écarte rapidement le fait que le film réunisse huit stars, préférant se focaliser sur la puissance de l'intrigue : "Même si Angles d'attaque réunit des stars, la véritable vedette du film est avant tout son histoire. Huit personnages, huit points de vue sur le monde, huit pièces du puzzle : c'est un vrai rêve pour un réalisateur parce qu'il faut aborder l'histoire avec le regard de chaque personnage pour comprendre l'intrigue. Il n'y a qu'au cinéma que l'on peut faire cela !" Le scénariste Barry Levy ajoute : "Cette multiplication des regards ajoute au chaos ambiant. Les personnages ne connaissent que ce qu'ils ont vu de leurs yeux. Cela les empêche d'appréhender les choses dans leur globalité. Seuls les spectateurs peuvent voir chacune des huit perceptions, réunir tous les indices et comprendre ce qui s'est passé. Au final, le film est une seule et même histoire racontée selon huit perspectives différentes."

 

L'équipe d'Angle d'attaque, décidant de tourner le film hors des Etats-Unis, a rapidement porté son choix sur la ville espagnole de Salamanque, près de Madrid. L'action principale devait se dérouler sur la Place Mayor, au coeur de la cité ibérique, mais il s'avéra vite que Salamanque n'offrirait pas la flexibilité nécessaire pour filmer les explosions, les fusillades et les poursuites en voiture d'un film de cette ampleur. L'équipe d'Angles d'attaque, ne voulant pour rien au monde utiliser un autre endroit, décida alors de reconstruire une réplique exacte de la Place Mayor au Mexique, où se tournèrent finalement la majeure partie des scènes.

 

A l'occasion d'Angles d'attaque, l'acteur William Hurt retrouve Forest Whitaker, qu'il avait côtoyé sur le tournage de Smoke, en 1995, mais aussi Sigourney Weaver, à qui il avait donné la réplique dans L'Oeil du témoin, en 1981, et Le Village de M. Night Shyamalan, en 2004.

Avec Angles d'attaque, le jeune acteur français Saïd Taghmaoui, originaire de la banlieue parisienne et révélé en 1995 avec La Haine, poursuit une étonnante carrière hollywoodienne qui l'aura vu côtoyer George Clooney et Mark Wahlberg (Les Rois du désert), Val Kilmer (Spartan), Nick Nolte (L'Homme de la Riviera), Viggo Mortensen (Hidalgo) ou encore Jude Law (J'adore Huckabees).

 

 

 

 

Absolument génial et palpitant, "Angles d'attaque" est tout simplement grandiose. Un excellent casting d'acteurs, Denis Quaid, Matthew Fox, Forest Witaker, Sigourney Weaver, William Hurt... que demander de plus ?
Différentes personnages qui voient la même action selon leur point de vue puis à la fin de leur séquence un retour à la case départ, le début du film. Cela peut paraître aberrant à certains, ennuyeux à d'autres ou complètement absurde ! Moi je trouve que c'est tout simplement une des façons de filmer l'action la plus originale des films de notre époque.
Ce film est très bien réalisé, le scénario prodigieux, et les détails nous arrivent progressivement au fur et à mesure des angles observés. A le voir absolument !

Speed_TT

 

 

Qui sommes nous ? plan du site contactez-nous notre charte