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Ghost in the Shell
攻殻機動隊
"Par moments, l'Homme a besoin de prendre le temps et de s'arrêter pour réfléchir... et cela, seul l'Homme est capable de le faire..."
(Masamune Shirow)
Ghost in the Shell (parfois abrégé « GITS ») Kōkaku kidōtai, littéralement « Policiers anti-émeute en carapaces offensives », publié au Japon dans Young Magazine est un manga réalisé par Mamoru Oshii 守 押井.
Ghost (en anglais : le fantôme, l'esprit) fait référence à l'esprit, à l'âme humaine, et shell (en anglais : la coquille, la carcasse) fait référence à l'enveloppe humaine robotisée. Le ghost (en anglais dans le texte original comme dans la traduction française) est ce qui fait la différence entre les robots et les humains.
Les films de Mamoru Oshii sont la première adaptation des mangas de Masamune Shirow 正宗 士郎. Il a également supervisé les séries du même nom dont la direction a été confiée à Kenji Kamiyama, également à l'origine des films d'animation adaptés par la suite.

Le manga a été adapté en anime :
- En deux films par Mamoru Oshii, le premier, Ghost in the Shell, sorti en 1995, et le second, Innocence : Ghost in the Shell 2, sorti en 2004 ;
- En une série d'animation de 2 saisons de 26 épisodes chacune dont la première, Stand Alone Complex (SAC), fut diffusée en 2002 à la télévision japonaise et est sortie en DVD en France en 2004, et la seconde, Stand Alone Complex - 2nd GIG, fut diffusée en 2005.
- Un troisième film consécutif à cette série est sorti en 2006 au Japon sous le nom de Ghost in the shell : Stand Alone Complex - Solid State Society. Sa sortie en France est prévue fin 2007.

Ce qui suit dévoile des moments clefs de l’intrigue :

Ghost in the Shell est un manga futuriste cyberpunk se déroulant aux alentours des années 2030.
Le personnage principal est un cyborg de sexe féminin du nom de Motoko Kusanagi. Kusanagi fait partie d'une section d'élite anticriminelle, la section 9.

Cyborg, et pas androïde : un androïde est une machine à part entière, humaine seulement d'apparence. Un cyborg est une créature issue de la fusion entre la machine et l'organique. Le major Kusanagi possède encore son cerveau, enfermé dans une boîte crânienne en métal renforcé, haute protection, et enchassé dans son corps artificiel. C'est tout ce qui la rattache à son humanité d'origine.
La trame principale du manga, et la trame du film, raconte la traque d'un cybercriminel connu sous le nom de « Marionnettiste » (Puppet Master). Ce cybercriminel prend le contrôle de l'esprit d'un humain par l'intermédiaire de la Matrice.
Alors que l'enquête progresse la section 9 finit par découvrir que le criminel n'est pas une personne physique mais une intelligence artificielle ayant acquis, pour la première fois au monde, une conscience. Le désir du Marionnettiste, qui a réussi à s'incarner dans un corps d'androïde, est de se reproduire. Il ne souhaite pas se dupliquer comme un simple virus (toujours identique et donc vulnérable) mais bien donner naissance à une nouvelle forme de vie et c'est pourquoi il sollicite Motoko Kusanagi pour fusionner leurs ghosts (l'équivalent de l'âme et de l'esprit) et ainsi créer un être nouveau et unique.


Plusieurs thèmes classiques de la science-fiction sont abordés, tel que les rapports entre les hommes dans une société robotisée, mais le thème principal, abordé tout au long des œuvres de Masamune Shirow, est le suivant : qu'est-ce qu'être humain ? Une liste non exhaustive des questions à portée philosophique que pose l'auteur peut être :
Qu'est-ce qui distingue l'être humain d'un robot pensant ayant conscience de son existence ?
Qu'est-ce qui fait la spécificité de la pensée humaine ?

Ces questions sont abordées, entre autres, avec le personnage de Kusanagi qui a tous les attributs d'un être humain, si l'on met de côté son corps artificiel plus lourd et costaud, seul son cerveau (cyberamélioré par des implants permettant d'accéder au réseau internet) étant d'origine. Ce personnage doute parfois de son humanité.

On peut rapprocher les thèmes abordés dans GITS de ceux évoqués par Blade Runner (dont l'auteur s'est visiblement fortement inspiré: détails de l'architecture, environnement pollué, société déstructurée et déshumanisée...). L'aspect métaphysique est primordial, et malgré des scènes d'actions spectaculaires, le film est assez lent, très introspectif, rythmé par les monologues existentiels de Motoko.
Au-delà de la question de savoir ce qui différencie l' être humain de la machine, le film aborde également la question de l'unicité, de l'individu en tant qu'entité séparée et indépendante d'un tout plus vaste. Les questions de Motoko nous renvoient à nos propres doutes et interrogations sur l'humanité dans ce qu'elle a de radicalement "autre".
Le premier film d'animation est un montage sur la première saison de la série télévisée du même nom (26 épisodes) en un film avec quelques scènes inédites. Le deuxième film d'animation est un montage sur la deuxième saison (26 épisodes). Le troisième est une suite inédite à la série sous forme de long-métrage dans l'attente d'une possible suite à la série.


Séries d'animation :
* 2002 : Ghost in the Shell : Stand Alone Complex. Le complexe du rieur.
* 2002 : Ghost in the Shell : Tachikoma Days. Intermède mettant en scène des Tachikomas diffusé après chaque épisode de la série.
* 2003 : Ghost in the shell : Stand alone complex 2nd GIG. Seconde saison de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex .
Jeux vidéo :
* 1998 : Ghost in the Shell sur PlayStation. La Section 9 en mission aux commandes des fameux Tachikomas.
* 2005 : Stand Alone Complex sur PlayStation 2. Le major Kusanagi est l'héroïne de ce jeu d'action.
* 2005 : Stand Alone Complex sur PlayStation Portable. Un FPS qui met en scène Motoko Kusanagi épaulée par les Tachikomas.



Masamune Shirow est un auteur qui s'est fait connaître grâce à des oeuvres telles qu'Orion ou Appleseed où son style particulier mélangeant science-fiction et mysticisme a su séduire un public japonais habitué à des oeuvres encore classiques. Ghost in the Shell est sa poule aux oeufs d'or, lui valant une prestigieuse reconnaissance internationale. Sorti en 1991, ce manga, ainsi que le dessin animé de Mamoru Oshii, servirent à démocratiser la culture japonaise à travers le monde et surtout aux Etats-Unis. En France, ce succès aura permit de briser jusqu'à un certain point le cliché du manga violent et débile. Si Ghost in the Shell est effectivement un manga où le sang ne manque pas, nous allons voir en quoi il y a bien plus que de la haine et des muscles dans cette oeuvre qui fit figure de révolution à son époque.

Le manga Ghost in the Shell est largement plus complexe que son équivalent animé. Ainsi, il s'adresse à un public beaucoup plus ciblé. Mais là où Oshii recadre les aventures de Motoko dans un contexte personnel extrêmement sérieux et d'une sobriété sans pareil, Shirow joue la carte de l'humour (et du gore, aussi, pas mal) et met en scène des personnages joyeux, n'hésitant pas à enchaîner les caricatures et les blagues. Shirow est un des rares mangakas à s'auto-financer, et se permet dès lors des folies qu'aucun autre ne pourrait cautionner. On a souvent droit à des planches en couleur de toute beauté en début de chapitre, et à des schémas pour illustrer les supers concepts philosophiques, qui, s'ils ont la particularité de ne rien expliquer, ont aussi le mérite d'être assez beaux.
Voilà un petit défaut à adresser au manga, celui de faire dans l'excessivement compliqué pour perdre son lectorat, et tenter de l'impressionner à coup de planches avec des dessins de galaxies. Mais quand on tente de suivre sérieusement le développement des dialogues, certaines idées ne tiennent pas la route, ou sont tout simplement très mal traduites.
De nos jours, Ghost in the Shell est plus reconnu pour être un superbe anime qu'un manga.

Censures :
L'édition anglaise de Dark Horse Comics a fait l'objet de censure, en particulier les pages cinq et six de l'épisode « 03. Junk Jungle ».
Le premier tome de Ghost in the Shell 2, publié en France en tant que 3e tome de Ghost in the Shell, appelé Man Machine Interface a été publié également au Japon dans une version intégrale où certaines scènes sont à caractère érotique.

Le film Ghost in the Shell 2 - Innocence, réalisé par le japonais Mamoru Oshii, fut présenté et sélectionné au Festival de Cannes 2004, créant l'événement (le film étant animé).
Innocence, thriller policier, représente quatre ans de travail et a coûté 16 millions d'euros ; une des œuvres les plus importantes de l'année 2004, révélant une évolution captivante du genre.

Un chef d'oeuvre, un bijou, un joyau, une perle ... Les adjectifs viennent à me manquer pour qualifier Ghost In The Shell. Une qualité d'animation exceptionnelle pour un polar cyberpunk savamment orchestré... Ces films d'animation sont tellement profonds qu'il faut les regarder plusieurs fois pour bien cerner le côté psychologique de la chose. Les films posent maintes questions, sur la personnalité et la nature même de la conscience. L'action passionnante est accompagnée de réflexions sur la vie pertinente. Le premier a initié le genre cyberpunk et qui inspira la trilogie de Matrix avec Keanu Reeves. Le scénario est révolutionnaire, les combats superbes. Bref, un super moment…
Un des meilleurs, que ce soit par le manga, les films ou la série télé. âmes sensibles s'abstenir car il y a des scènes assez crus et gores…
Speed_TT

J'ai suivi avec beaucoup d'attention Ghost In The Shell: Stand Alone Complex et j'ai beaucoup aimé !
J'ai un peu moins aimé les deux premiers films à cause des graphismes qui n'ont rien à voir avec ceux de la série. L'ambiance des films n'est pas du tout la même que pour la série.
J'ai néanmoins hâte de voir le 3e film ainsi que l'animé Ghost In The Shell: 2nd GIG.
En tous les cas, les graphismes, généralement parlant, sont de toute beauté tout comme les musiques composées par Yoko Kanno et chantées par Origa !
Les personnages sont charismatiques et nous donnent envie de voir la série jusqu'au bout.
Par contre, les termes employés sont parfois assez complexes et il faut vraiment être plongé dans le film ou dans la série pour bien comprendre.
Ayame
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