se joue le 18 février au centre culturel de Jean Carmet dans le Maine et Loire, et le 8 Mars au Théâtre du Champ de Bataille à Angers.
"Nous, les filles" est un spectacle sur le rapport des filles à leur corps, de la naissance à la vieillesse.
La rencontre des militantes du Planning Familial d'Angers et les interviews de femmes de différents âges et de différents milieux sociaux ont été le terreau de notre création théâtrale.
La naissance, l'adolescence, les règles, la sexualité, l'esthétique, la pression de l'image, la grossesse, la course professionnelle, la vieillesse sont les sujets abordés dans le spectacle. Les multiples évocations de métamorphoses, de situations féminines, et de portraits de femmes permettent à chacun de s'y retrouver et suscitent la discussion.
Traité avec sensibilité et humour, ce spectacle, ouvrant des portes et des débats variés sur les femmes, a été joué pour le Planning Familial d'Angers, de Tours et de Saumur et pour des lycées angevins.
Christine Bard, historienne, spécialiste de l'histoire des femmes, et Valérie Brunetière, linguiste et sémiologue, maîtresse de conférence à la Sorbonne ont soutenu notre création et ont animé les conférences-débats après notre spectacle à Angers.
Anne Colin

Et pourtant c'est une plongée dans ce camaïeu que nous
propose Nous, les filles : il faut dire que le rose est la
couleur par excellence des filles, qu'elles aient 5 ou 75 ans,
alerte rose bonbon ou alangui canapé vieux rose.
Le rose est leur couleur, il les suivra fidèle et menteur à la
fois jusqu'à la vieillesse, de la layette à la robe de chambre pastel.
Le rose est là pour dire que les filles n'ont pas d'âge.
Mais le rose vire souvent au rouge sang, et la violence
est au rendez-vous de ces histoires de femmes jouées,
comme dans l'Histoire des femmes réelles.
Pas d'eau de rose. Plutôt paroles vives et aussi grimaces,
gesticulations, bruits de corps qui grincent.
Jeanne rit, Jeanne pleure. Regards coulés, têtes penchées,
hésitations à dire la violence : "Affreux. terrible. Pas
vraiment terrible." dit l'une d'entre elle,
au sujet de la "première fois".
Objets fétiches en rose, fanfreluches nécessaires à tous lesâges pour faire passer la noirceur inconsciente des
desseins que l'autre lui réserve au quotidien.
Qui est l'autre ? Bien sûr, lui le gars, dans le hors-champ
de la pièce.
Mais aussi, et d'abord et surtout, la mère, l'amie,
l'enfant-fille : cette autre même, cette semblable
dont l'amour mimétique cache trop bien la rivalité serrée
qui se joue dans la salle de bain, la chambre, la cuisine ; ces espaces qu'on dit intimes sont des lieux de batailles des femmes entre elles. Cette autre m'aime ?
Valérie Brunetière,
linguiste et sémiologue,
maîtresse de conférences à l'Université Paris 5
P I M E N T, langue d’oiseau
21 rue Plantagenêt 49100 Angers
Marie Gaultier : 02.41.86.05.89
Anne Colin : 06.65.68.97.03
pimentlanguedoiseau@laposte.net
http://pimentlangued-oiseau.hautetfort.com
Piment, langue d'oiseau
- Alliage subtil de masculinité et de féminité.
- Association qui a pour ambition d'assaisonner
la vie, de la relever, de la rendre plus piquante au
moyens des arts. Elle espère même devenir une
dépendance grâce à la définition latine
(pigmentum = drogue) pour ceux qui la découvrirait.
- Pour préserver ses arômes et sa force, "Piment, Langue
d'oiseau", baume et épice à la fois, jouira de la totale liberté du choix des sujets et de leur mode d'expression.
- Le piment s'emploie parfois dans des rites destinés à
chasser le mauvais oeil.
- Piment langue d'oiseau peut être si puissant qu'il met du rouge aux joues, fait monter les larmes aux yeux.
Piment, langue d'oiseau
Propose de créer un évenement autour du spectacle : “Art’ Echange”
conférences, débats, rencontres avec le public, expositions...
Un prétexte pour parler...de Nous Les Filles.