Une histoire racontée et imaginée par un groupe de filles en délire sur le feu forum Lez-Attitude. L'idée était de "p'titchat"
Il était une fois...
Friponne était dans un pensionnat de filles en Angleterre, elle aimait faire des fugues.
Un jour, elle décida d'aller à Paris pour y rencontrer sa correspondante Ninon qu'elle n'avait jamais vue .Elles avaient échangé de nombreuses lettres où elles évitaient de trop se dévoiler avec de bien jolis mots , pour Ninon recevoir un courrier d'Angleterre était toujours un grand plaisir .
Friponne avait déjà été punie pour ses dernières fugues et cette fois elle risquait de se retrouver en Centre d'éducation fermé, mais Friponne ne pouvait en faire qu'à sa tête ! Un soir, après l'extinction des feux, elle prépare son paquetage, et passe par la fenêtre, puis descend le long de la gouttière. Elle court vers le fond du parc, grimpe dans l'arbre près du mur et saute de l'autre côté. La voilà hors du pensionnat, Friponne se dépêche d'aller à la gare. Le dernier pour Londres est à 1 h du matin, elle fait du stop. Cette route de campagne est peu fréquentée, surtout le soir, elle risque aussi de tomber sur une enseignante qui rejoindrait ses pénates après une de ces réunions toujours rébarbatives.
Lorsque elle entendit au loin le bruit pétaradant d'une moto, elle se sentit soulagée. La moto arrivait à sa hauteur, "que fait une jeune demoiselle au milieu de la nuit?" "J’ai un train à prendre, pouvez-vous m'y amener" répondit Friponne. "bien sur, fillette" et le motard la regarde de haut en bas et lui propose alors de l'emmener à la gare la plus proche....Friponne agrippée au motard se laissa entraîner à toute allure.. Elle sentait le vrombissement de cet engin et l'air frais lui fouetter le visage.
Elle n'avait pas apprécié qu'il la traite de fillette, elle qui avait hâte d'être adulte pour, croyait-elle, être enfin libre de toutes contraintes.
Depuis la mort de ses parents, elle subissait l'autorité distante d'une tante qui se contentait de lui envoyer de l'argent et de payer la pension .....
Ils arrivaient à la gare, il était 23 h 10, le hall était vide, vu l'heure c'était compréhensif...elle remercia le motard et commença à se diriger vers le guichet. De loin elle entendit bonne soirée "fillette" que venait de crier l'homme a la moto, elle se retourna et lui reprit la route. Friponne achète son billet pour Paris, puis marche vers un distributeur de boisson. Il y a 2 filles qui se bécotent près des toilettes. L'une qui répondait au nom de "Croqueuse" est une brune sexy cheveux tomba sur les épaules, jupette orange à petit pois et chemisier à fleurs de tulipes et moitié déboutonné, l'autre s'appelait "Hamburger" une blonde aux yeux bleus, vêtue d'un jean's et pull.
Il reste 1 h 30 environ avant le départ du train, Friponne se prend un coca au distributeur, elle observe Croqueuse et Hamburger se faisant des mamours. Elle ouvre son coca, sa canette ripe sur sa main, un bruit métallique résonne dans le hall, le nectar gazeux se répand sur le sol, Croqueuse et Hamburger se retournent vers Friponne, elles éclatent de rire en voyant sa mine déconfite. Friponne, gênée d'avoir interrompu leur baiser langoureux, sourit timidement : "Désolée, les filles ...."
Croqueuse demande à Friponne sa destination, puis Hamburger lui dit qu'elles se rendent aussi à Paris, elles veulent visiter le marais. Friponne se propose d'être leur guide, elle connaît très bien le marais et ses alentours. Croqueuse et Hamburger acceptent la proposition de Friponne et en même temps elles se rapprochent d'elle. Hamburger ouvre son sac à dos et prend une barre de chocolat et l’offre à Friponne. Il reste 45 mn avant le départ , toutes trois vont sur le quai ,Hamburger et Croqueuse se tiennent amoureusement la main , Friponne les envie .............elle doit se contenter de sucer sa barre de chocolat .
Il y a longtemps qu'elle n'a pas eu de girl friend avec qui elle aurait pu voyager, c'est en partie pour ça qu'elle a fugué, elles s'assoient sur un banc. Croqueuse lui demande ce qu'elle va faire à Paris, elle sort les lettres de sa correspondante Ninon. Friponne désire la rencontrer et passer d'agréables moments avec elle. Toutes les 3 se racontèrent des anecdotes de délires. Friponne avait un rire délicieux, elles étaient sous le charme de cette fille gaie et spontanée, cependant au delà de cette apparence joviale Croqueuse percevait une légère gravité, le genre de gravité qu'ont certains rescapés de la vie. Elle savait qu'il était prématuré de s'enquérir des raisons de cette sombre lueur, alors elle se mit à raconter une de ses blagues salaces à faire rougir la chaudasse la plus avertie .....
En si bonne compagnie, le temps passe vite, ce voyage promettait, le train arrive en gare. Elles montent et trouvent leur place, Friponne se met derrière elles, près de la fenêtre, elle sent que l'approche de paris est tout près, encore quelques heures avant de voir Ninon.
Elle imagine leur rencontre...........gare du nord, le hall noir de monde, elles se reconnaissent sans s'être jamais vues, immobiles elles se regardent, elles bravent la foule pour se rejoindre lentement sans se quitter des yeux, impatientes, elles s'arrêtent pour mieux savourer ce moment magique, frémissantes, elles se mangent des yeux ..........
Le train démarre, en route pour l'aventure!
Friponne s'installe bien dans le fauteuil, et s'endort de fatigue, épuisée! Hamburgers la réveille, "nous sommes en France, Paris" lui dit Croqueuse. Friponne se demande si Ninon sera là, en train de l'attendre au bout du quai, descend du train. Mais une femme superbe s'avance vers Friponne et lui dit en tenant une photo d'elle dans les mains, "je m'appelle NiOui, je viens de la part de Ninon, je suis venue te chercher parce que Ninon n'a pas eu le temps, elle nous rejoindra plus tard" Friponne attristée, déçue la suit. Friponne s'imaginait déjà dans un ardent face à face avec Ninon.
Et puis quoi ! Comment ça !! Elle n'avait pas le temps de l'accueillir !! En plus, elle lui envoyait une super nana, un lot de consolation ? Un test ?
Friponne se montra à la limite de la correction avec NiOui qui n'était en rien responsable de sa frustration, elle avait tellement envie de toucher du doigt sa virtuelle nana .Sur un ton sec, elle demanda à NiOui où et quand NiNon les rejoindra. NiOui était vêtue d'un jean's et tee-shirt bleu, elle avait une paire de poitrine à faire tomber les mouches (Raid mortes!). Friponne ne pouvait pas retirer son regard vers les bombonnes de NiOui, elles étaient si voluptueuses et volumineuses. Croqueuse et Hamburger disent au revoir à Friponne et s'échangent leur n° de téléphone. Hamburger en partant se prend un poteau en pleine face, elle aussi admirait les airs bag de NiOui.
Croqueuse aide Hamburger à se relever et NiOui alertée par le choc rapplique, se penche pour ramasser les lunettes d'Hamburger, dévoilant ainsi son décolleté vertigineux, si Croqueuse ne la retenait pas, Hamburger aimerait bien perdre la tête dans ses gorges profondes.
NiOui lui rend ses lunettes, Hamburger s'arrange pour effleurer sa main faute de pouvoir faire mieux, un instant suspendu où NiOui se retrouvait captivée par le bleu électrique du regard d'Hamburger. Mais Croqueuse pince très méchamment Hamburger pour qu'elle retrouve ses esprits. NiOui leur propose un dîner chez elle et leur donne son adresse Maison E.T 69 bis rue des fesses élancées Paris 3e juste derrière le marais. Croqueuse lui dit qu'elles vont réfléchir et donneront leur réponse à Friponne par téléphone. Puis Croqueuse et Hamburger s'éloignent. NiOui se dirige vers une vieille 2 chevaux et fait monter l'invitée. Direction Maison E.T, Friponne, quoique un petit peu troublée par l'aura de NiOui, restait obsédée par NiNon, c’est elle qu'elle voulait voir !
La deuche allait bon train, pas mal de soubresauts, Friponne aimait bien ça, elle en profitait pour glisser vers celle qui conduisait d'une main de maîtresse, NiOui l'écartait doucement en levant doucement la main pour enclencher la vitesse supérieure. Friponne aimait bien les changements d’allures, particulièrement quand NiOui rétrogradait pour mieux accélérer, le claquement des vitres du tacot rythmait le trajet menant à la raie des fesses élancées. NiOui savait que Friponne avait des désirs de femme et qu'elle était vierge. Alors lui vient une idée pour qu'elle rencontre l'amour et le sexe. Elles arrivent chez NiNon et NiOui. Elles sortent de la voiture, NiOui ouvre la porte et fais entrer Friponne. Le chien de NiNon vient les saluer, il s'appelle LeVeilleur, il fait la fête à NiOui, NiNon n'est pas là ...
L'idée de NiOui était avant tout de la mettre à l'aise, elle l'emmène déposer ses affaires dans la chambre, lui montre la salle de bain en lui donnant des serviettes éponges, puis lui propose un coca tranche bien frais. Le Veilleur se blottit contre les jambes de Friponne, elle avait un bon contact avec les animaux, et c'était de bonne augure si elle s'entendait déjà bien avec le chien de Ninon .NiOui savait que NiNon ne rentrerait pas avant 2 heures, alors NiOui se dépêche d'aller chercher le scrabble planqué au dessus de l'armoire dans le débarras, en effet Ninon a horreur de ce jeux (un mauvais souvenir lié a une ex). Alors pour Nioui, toutes les occasions sont bonne pour jouer au scrabble, eheh Friponne ne vas pas osée refuser, espérant qu'après le jeu Nioui se livrera a d'autre jeux, mais Nioui n'en a rien a péter, ce qui compte dans l'instant c'est sa passion du scrabble, Nioui est une fondue de ces petites lettres en plastique blanc, une siphonnée du mot compte double et triple, elle en jubile d'avance. NiNon ne veut plus jouer, elle perd tout le temps et ça l'énerve. NiNon demande à Friponne si elle veut visiter le marais maintenant et si le voyage s'est bien passé. Elles vont dans la cuisine, NiNon demande ce qu'elle veut manger, Friponne répond qu'elle aimerait bien un poulet au coca! NiOui range le jeu mais en mettant les lettres dans la boite, en perd plusieurs à terre et vite LeVeilleur les attrape, et plus de lettres, ah! Dommage!! Plus de parties de scrabble!!
NiNon propose à Friponne de préparer le poulet au coca ensemble, NiOui boude, elle devra surveiller le transit du chien pour récupérer les lettres ADELIROCTI.
A la cuisine, Friponne apprécie d'être enfin seule avec NiNon, elle a une faim de louve, jusque là NiNon n'avait rien laissé paraître de ses sentiments sur cette première rencontre, maintenant elle ne pouvait plus cacher son plaisir. Elle prend le poulet, elle écarte les deux cuisses d'un geste puissant et précis, Friponne sursaute ! NiNon rentre sa main dans le poulet d'un geste brusque et ferme pour lui enlever les entrailles. Elle en retire ce qu'elle peut, Friponne observe la manière de NiNon pour le nettoyer. Les doigts pénètrent de nouveau et fouillent avec soins le restant. Tout en caressant les parois de l'intérieur du poulet, Friponne imagine cette main au seuil de son écrin, s'essuyant les doigts sur le gazon, elle appuierait doucement sur la sonnette, la laisser entrer lui ferait peur mais aussi terriblement envie, alors elle la laisserait sonner longtemps, suffisamment longtemps pour exploser les sens du désir. Friponne se ressaisit, et va se reposer dans sa chambre, très jolie chambre d'ailleurs ! Avec des personnages de mickey sur les murs bleu blanc rouge. Sur le lit, il y a des peluches, un chien blanc, un nounours marron qui sourit avec de grands yeux verts et des dents jaunes.
Elle n'arrive pas à se reposer, trop excitée, pour se calmer elle décide d'aller prendre une douche .Elle se déshabille et court toute nue vers la salle de bain, elle croise LeVeilleur qui se met à aboyer, NiNon arrive et de ses yeux de merlan frit regarde Friponne rouge de confusion, elle se précipite à la salle de bain et trébuche sur la baballe du chien, se vautre sur le carrelage. Aie ! Aie ! Aie !

Pauvre petite friponne qui s'est ramassée le gadin, NiNon l'aide à se relever et NiOui d'un rire moqueur lui fait couler un bain avec mousse et tout le tralala! Toutes les 3 se regardent dans les yeux, ou presque NiNon regarde autre chose que les yeux de Friponne. NiNon et NiOui laisse la place à Friponne et sortent de la pièce.
Friponne rentre dans le bain, elle se prélasse. Elle prend le gant et commence à se frotter délicatement les jambes, puis les entrejambes. Elle remonte vers la forêt amazonienne, que c'est doux!! Très doux !!! Friponne prend le gel douche et en met sur le gant. Frotte le bas du ventre en rond, tout en remontant vers les alpes, elle rencontre le mont blanc (ah! il y a 2 monts blancs). Le temps passe dans le bain, elle se lève et s'essuie, s'habille et par l'odeur du poulet coca alléchée se dirige vers la cuisine. Les NiNi la trouvent radieuse, elle était déjà très attirante mais cette ascension alpine l'avait rendue irrésistible. NiNon est la plus chavirée, elle reconnaît dans les yeux de Friponne les éclats d'un plaisir récent .Elle pense à celui qu'elle lui donnera de tout son coeur une fois le poulet dévoré, mais il fallait d'abord sortir Le Veilleur pour qu'il fasse caca et ainsi récupérer les lettres du scrabble ! Elle s'habille donc et sort le chien pendant ce temps...
Le Trio se met à table, NiOui s'était mise à l'aise, elle avait changé son tee shirt contre un autre plus large et enlevé son soutif. NiNon, elle aussi s'était mise à l'aise, elle avait un long tee shirt qui lui servait de robe de nuit. Friponne avait remarqué que la lumière rendait transparente le tee shirt de NiNon, et que NiNon n'avait pas de culotte. Friponne s'assoit en face de NiNon, NiOui découpe le poulet, fait le service, elle leur donne les deux belles cuisses.
NiNon prend sa cuisse à pleines mains, la croque à belles dents sans quitter des yeux Friponne qui est fascinée par l'appétit vorace de NiNon, elle ne peut pas décrocher pas son regard des lèvres luisantes de NiNon .Maintenant NiNon est certaine de passer Friponne à la casserole pendant que NiOui fera la vaisselle. Repas fini, NiOui débarrasse la table et commence la vaisselle, Friponne leur dit qu'elle va se coucher, et NiNon va l'aider à fermer ses volets.
Friponne retire son jean's et son pull, puis se glisse sous la couette. NiNon ferme les stores et se tourne vers le lit, mais Friponne s'est endormie de fatigue. NiNon sort de la chambre doucement sur la pointe des pieds, et va rejoindre NiOui au salon qui regarde un match de foot à la télé. NiNon n'aime pas le foot, elle prend un bouquin et s'installe dans le fauteuil.
Soudain, elles entendent crier Friponne : "Non ! Oui ! Non !". Ninon se précipite dans la chambre, la trouve en sueur, assise dans le lit, les yeux grands ouverts. NiNon s’approche, s'assoit sur le lit, prend la main de Friponne, lui demande ce qui se passe.
"J'ai rêvé qu'une sorcière venait me croquer toute nue !"
NiNon voulait en savoir plus. Alors, Friponne apaisée par sa présence lui raconte son rêve. "C'était une une une sorcière qui aimait les vierges sucettes à l'anis, son instinct la conduisait toujours vers une nouvelle jeune fille, elle la prenait puis la retournait comme une crêpe sans sucre. Ensuite ben! Je me réveillais" tout en se blottissant dans les bras de NiNon. NiOui était déjà partie se coucher, dans la chambre du fond.
NiNon voulait en savoir plus. Alors, Friponne apaisée par sa présence lui raconte son rêve. "C'était une une une sorcière qui aimait les vierges sucettes à l'anis, son instinct la conduisait toujours vers une nouvelle jeune fille, elle la prenait puis la retournait comme une crêpe sans sucre. Ensuite ben! Je me réveillais" tout en se blottissant dans les bras de NiNon. NiOui était déjà partie se coucher, dans la chambre du fond.
NiNon la serre dans ses bras, puis passe sa main dans ses cheveux bouclés, prend son visage entre ses mains, la regarde tendrement, sa bouche se rapproche de la sienne, elle la frôle des lèvres, puis du bout de la langue elle entrouvre la bouche de Friponne. La langue curieuse de Friponne la rejoint, elle est troublée! Ninon soulève le tee shirt doucement, et lui enlève. Sa main gauche caresse avec une infinie douceur la nuque de Friponne, tandis que l'autre est en train de descendre les étages à pied, NiNon reprend le baiser où il s'est arrêté, elle laisse Friponne s'aventurer dans sa bouche. Sa langue impatiente farfouille dans tous les sens, puis elle s’abandonne, les langues se lient, se délient, se câlinent, se perdent, se noient dans les flots de leur union, tout se mélange, leur confusion coule de plaisir...
La main de NiNon continue la traversée des montagnes et arrive sur un plateau, ah! Elle vient de découvrir le monde de l'atlantis! Derrière la forêt amazonienne sur le corps de Friponne!!! (Ben!! ça alors!!!) Elle explore à tâtons ses profondeurs immaculées, ça provoque de doux glissements de terrain, Friponne est prise de délicieuses secousses, elle découvre des sensations inconnues, elle se laisse faire. Friponne fond dans les draps, elle est en sueur, elle vient de prendre l'ascenseur pour le 7e étage, mais l'ascenseur monte lentement, lentement, cette douceur qui l'envahie, elle ne sait plus où elle est. Elle voudrait s'emparer de cette main, forcer cette main à précipiter la cascade du plaisir, elle ne peut pas, elle est à la merci de NiNon qui passe d'une caresse à l'autre pour ne pas brusquer la jouissance. L'ascenseur a dépassé le 7e étage, Friponne n'en revient d'être au dessus des nuages, elle voit la terre comme une balle de tennis (au fait, ça commence aujourd'hui Rolland Garros!), elle est au sommet du plaisir sexuel! Friponne redescend petit petit, doucement...
NiOui, alertée par les gémissements de Friponne se précipite et entre en trombe dans la chambre, furieuse et jalouse que NiNon soit parvenue à ses fins avant elle. Plantée sur le seuil, les poings sur les hanches elle était confuse, malgré la colocation, elle était amoureuse secrètement de NiNon. Son coeur se remplissait d'amertume, elle venait de perdre sa joie de vivre, sort de la chambre, triste, une larme tombe. NiNon a compris, et assise au chevet de Friponne, elle se remémora leur début de colocation. Elle aussi l'avait terriblement aimée, des nuits d'insomnie a la désirer ardemment. Elle ne lui en avait jamais rien dit, il faut croire qu'elle n'avait pas osé. Son amour pour NiOui ressurgit violemment, elle s'élança à sa poursuite abandonnant Friponne dont la redescente s'était même terminée en chute libre. Elle avait dégringolé du 7° étage et se retrouvait désormais coincée au 10° sous sol. Elle était pleinement consciente de la scène qui venait de se jouer devant ses yeux. Mais que faisait elle là ? Qu’allait elle faire, elle qui avait mis en périls son année scolaire pour une NiNon qui se fichait éperdument d'elle maintenant.
Pendant que friponne vagabondait, NiNon qui pourchassait toujours NiOui se pris les pieds dans le string de friponne qui errait sur le pallier et se vautra dans les escaliers. NiOui se précipite vers NiNon et la prend dans ses bras, tâte partout si elle n'a rien de casser. NiNon s'assied et regarde NiOui, elles se mettent à rire comme avant, le sourire de NiOui était si merveilleux si magique. Friponne qui était sortie de la chambre en entendant le bruit de la chute, se retire doucement de la scène principale, et va se coucher. Demain est un autre jour. NiNon et NiOui descendent dans la cuisine et commencent à se remémorer de leur 1er rencontre. Elles s'étaient découvertes à un moment peu anodin. Elles faisaient partie de la même équipe de gymnastes : celles de l'Etoile. Quel mot magique portait ce club qui leur avait permis de vivre un conte de fées. Elles étaient devenues de très bonnes amies, tout en montant dans la compétition au point de devenir deux complices adversaires.
Leur lien était fort, très fort. NiOui ressentait des choses envers NiNon depuis toujours et NiNon pareille. NiNon s'approche de NiOui, la prend dans ses bras et lui déclare enfin son amour. Amour sincère et profond, puis la regarde dans les yeux et lui dit "Je t'aime" d'une voix très douce, très tendre, très chaleureux. NiOui émue verse une larme de joie ...
Seule dans son lit, Friponne écrit un poème, elle voudrait à nouveau séduire NiNon avec ses mots doux comme avant. Son chagrin l'inspire....
Je vivais dans un monde au bleu obscur
Mais une fille, manuelle, vint troubler mes poèmes,
Un doigté défiant toute nature,
La sensualité, même,
M'ont transformée en étincelle,
Une tourterelle rieuse
Dont les plumes sont arc-en-ciel.
L'oiseau ardent, NiNon, c'est moi
Et celle qui m'a rendu la lumière
C'est toi, mon amie, c'est toi...
C'est chez toi que mon coeur a frappé
Au petit matin, Friponne après réflexion trouve normal que 2 personnes qui se connaissent depuis tant d'années et vivantes ensemble s'aiment (sèment des carottes et des navets), elle décide de respecter leur amour et téléphone à Croqueuse et Hamburger, pour une sortie dans le marais .Elle tombe sur Hamburger à peine réveillée qui lui propose de venir prendre le petit déjeuner chez leur copine Suzon qui les héberge pour quelques jours ,elle lui demande des nouvelles de Gorge Profonde ,Friponne élude cette question .Hamburger lui indique le chemin à suivre de la raie des fesses élancées à celle des jolis nénés . Elle raccroche, prend son sac, elle laisse son poème sur le lit, elle y a griffonné "Adieu NiNon " Elle sort de la maison doucement, et direction chez Hamburger. En traversant un parc, elle voit 2 vieux qui se racontent des histoires de jeunesse. Friponne comprend que l'amitié dure mais l'amour cassure, elle s'arrête chez un fleuriste et fais livrer un bouquet de roses chez NiNon et NiOui pour les féliciter. Sonne chez Suzon.
Aucune réponse !! Elle se décide a réitérer sa performance d’un index rageur quand … soudainement la porte s’ouvre a toute volée, laissant apparaître une , comment qualifier cette apparition , une créature , emberlificotée dans une espèce de relique de robe de chambre en pilou pilou vieux rose , d’un chic fou ( il y a des lustres ) . Apparition hors d’age, certes, de l’échancrure de ce déshabillé de rêve s’échappe le vénusrama, une vue imprenable! Waouh!! Friponne se présente. La beauté féminine de Suzon agit d'abord par son pouvoir de provocation sexuelle chez Friponne, elle a un sourire qui est la mort des boutons de pantalon et des bombonnes qui vous rappellent que la Suisse est un pays laitier. ...
Mais qui fort heureusement n’applique pas les quotas drastiques de Bruxelles, sans quoi la pauvre serait en jachère depuis belle lurette. Le Venus panorama est la preuve que l’abus de fertiligène donne des résultats probants en matière de moquette synthétique, ce que notre Friponne s’engage à tester dans les plus brefs délais. Aussitôt décidée, elle avance une main pour la saluer, Suzon a la main froide. C'est bon signe, ça! En général, les filles qui sont gelées des extrémités sont bouillantes du centre. Friponne voudrait l’ouvrir comme un livre et plonger son nez entre ses pages. Suzon tire vers elle Friponne, elle lui donne un baiser dans une frénésie de pétales de langue et de lèvres puis la fait rentrer chez elle. Hamburger et Croqueuse étaient là dans la cuisine, en train de préparer le petit déjeuner. . Friponne avance vers ….
Les deux acolytes attablés devant un plantureux plateau de fruits frais, elle jette son dévolu sur une belle amande à la coque gonflée et pleine de promesse. D’un coup de dent incisif, elle broie la fragile coquille et engloutit l’amante laiteuse à souhait, une légère gouttelette de liquide blanc dégouline le long de ses lèvres charnues. Avant d’avoir le temps de la balayer d’un revers de manche, la belle Suzon se précipite telle une Amazone fondant sur sa proie…………(hum, les amantes, non les amandes!!) Hamburger propose Friponne de se mettre à table pour le déjeuner. Friponne observe mieux Suzon, elle avait un accent délicieux, si Friponne avait une petite cuillère, elle en mangerait sûrement, Suzon a une bouche extrêmement charnue, faîte pour dire oui (et pour en supporter les conséquences) Elle bat des cils, façon biche humide, Friponne ne peut résister à l'amorce de sourire filtrant sur ses lèvres mutines, Suzon a des formes qui transformeraient ses petites mains en louche à potage.
A vous réconciliez derechef avec la sempiternelle soupe de grand mamie. Mais ce n’est guère le lieu ni le moment de passer à la dégustation de ces charmes fort de promesses à tenir. Friponne engloutit les restes du petit dej, bel appétit (hum... !). Repue, elle se lève, et d’une démarche féline, désormais en pleine possession de ses moyens, décide de dépenser toute cette énergie dans un corps à corps frénétique avec celle qu'elle peut! La voix grave de Suzon l’enivre bien plus que l’alcool. La grâce avec laquelle Suzon glisse ses doigts dans ses cheveux bouleverse les sens en éveil de Friponne. La gracilité de sa nuque attire les baisers. Friponne s'attache de son mieux à cacher son trouble en évitant d’arborer un sourire béat et en priant le Seigneur pour qu’il fasse que ses yeux ne soient pas mortellement écarquillés. Fichu, c’est raté!! L'immense déception de Friponne doit se voir à au moins vingt mille lieues à la ronde, surtout lorsqu'elle voit sortir d'une chambre une certaine "Cassoulet". Ah! Ce n'est pas encore pour cette fois-ci! Hamburger lui dit qu'elles vont se préparer et qu'elles iront faire un tour dans le marais.
Friponne espère que ça lui changera les idées ...
La tête dans le cul, flottant dans sa chemise de nuit pur pilou, Cassoulet vient mettre ses pieds sous la table de la cuisine, totalement indifférente à la présence de Friponne. Machinalement, Suzon lui prépare son petit déjeuner, elle lui sert son café, fait ses tartines, sans échange de mots ni de regards, un de ces silences de plomb à faire fuir les anges les plus aguerris. Choquée, Friponne n'en revient pas de voir la belle Suzon au service de cette Cassoulet mal levée, et du coup elle la trouve un peu moins désirable. Elle a une furieuse envie de prendre l'air mais Croqueuse et Hamburger n'ont pas fini de s'affairer dans la salle de bain.
La salle de bain était bleu à petit pois vert cassé, carrelée du sol au niveau du plafond il y a de temps en temps des carrelages dispersés au hasard de Minnie et Daisy sur les différentes positions du kamasoutra! La pièce faisait environ 20 m², la jolie baignoire violette avait la forme d'une carotte coupée en 2 en longueur! Quelques sous vêtements dépassaient des tiroirs de la commode, du linge fine, string scratch style petit poucet et l'ogre. Elles prennent leur bain, Croqueuse le gant en main va et vient de la chute des reins à la nuque de Hamburger, des allers et retours à chaque fois différents, après un ultime voyage dorsal, elle passe à la face ventrale, d'un mouvement fluide Hamburger se retrouve allongée sur Croqueuse.
Le gant d'abord immergé s'échoue sur une des îles jumelles, il en fait lentement le tour, et après avoir honoré le mamelon, il rejoint l'autre île flottante. Hamburger tout en frôlant la joue de Croqueuse d’un index lent, tendre et attentionné. Son cœur s’affole, elle parvient tout de même à déposer un baiser timide sur le bout de ses doigts, et à lui sourire en bredouillant un maladroit
- Tu veux?
- Tu me demandes si je veux plonger en profondeur ...? C’est bien ça ? Mmm.... bien sûr que je le veux... j'en ai envie.... j'ai même très envie de me couler en toi, jusqu' à me perdre dans tous les sens .....
Submergées par les flots de leur désir, si excitées, elles risquaient de faire chavirer la jolie baignoire violette.
Pendant ce temps, Friponne s'impatientait, elles sont longues à se préparer, on entendait des petits gémissements venant de la salle de bain. Friponne s'imaginait la scène, l'acte d'amour entre Hamburger et Croqueuse, elle s'interroge, voudrait aussi connaître de doux moments d'orgasme car pour l'instant, elle avait connu un seul "crack crack hummm", avec NiNon, ce bonheur brutalement interrompu avait été délicieux, ce souvenir l'a rendait triste, elle y avait tellement cru ! En fait, elle y croyait encore !! Elle essayait de retenir ses larmes.
Suzon essuyait la table. Cassoulet rota. Alors là ! C'en était trop pour la petite Friponne, elle éclata en sanglots ...

Friponne sent les douleurs du passé se mélanger aux douleurs du présent, la souffrance elle connaît bien, son passé lui remonte à la surface. Les pleurs deviennent de plus en plus intenses. Son coeur n'en peut plus, elle souffre, elle a mal, très mal. Elle essaie encore de lutter mais les larmes tombent toutes seules, elle ne peut les freiner. L'angoisse est là, la nostalgie gagne du terrain, l'affliction est insupportable, elle a vraiment mal, elle est mal!!
Hamburger sort de la salle de bain, elle ne comprend pas ce qu'il arrive à Friponne, mais Friponne n'arrive plus à parler, elle en a marre! Elle ne sait plus comment faire pour continuer de vivre et laisser le passé à sa place, et surtout contrôler ses émotions pour ne pas que le passé rattrape le présent. Hamburger prend dans ses bras Friponne et va avec elle dehors, respirer l'air pur. Hamburger demande à Croqueuse si elle est prête pour enfin aller dans le marais, elle sait que ça va changer les idées de Friponne, du moins elle le pense. Croqueuse prend les vestes d'Hamburger et de Friponne, elle ferme la porte derrière elle.
Jusque là Friponne avait contenu toute sa souffrance, elle mettait un point d'honneur à cacher ses cicatrices et ses plaies, un p'tain d'orgueil déplacé ! Et puis elle avait peur aussi de mourir de chagrin si elle ouvrait les vannes. Mais qu'est ce que ça lui fait du bien de se lâcher comme ça ! Hamburger et Croqueuse sont à ses côtés, la soutiennent par leurs gestes tendres et leur regard bienveillant.
Les sanglots l'apaisent comme quand elle était petite, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps elle s'endormait de fatigue...
Dehors, il fait beau, le soleil va finir de sécher ses larmes, elle peut maintenant parler de son mal de vivre, de son ras le bol en attendant de pouvoir s'en divertir .Elle raconte ses blessures d’enfant, elle se confie comme elle ne l'a jamais fait, elle leur explique qu'à chaque fois qu'elle se sent malheureuse, ses blessures s’ouvrent à nouveau et la précipitent au fond d'un trou noir sans fond. Hamburger est triste, elle n'aurait jamais imaginé qu'une personne pouvait avoir tant de souffrances, tant de douleurs. Mais le courage de Friponne à ne pas baisser les bras et à continuer d'avancer malgré les obstacles de la vie l'a stupéfaite, elle sait que Friponne est une battante. Friponne souris de nouveau, il y a plus de larmes dans le réservoir, elle ferme le robinet. Friponne sait qu'un jour elle trouvera sa promise, mais pour l'instant l'amitié primera sur ses priorités. Croqueuse lui fait un bisou de tendresse sur la joue, la rassure et lui dit qu'elle l'aidera au mieux qu'elle pourra, Friponne vient de se faire 2 amies amies. Tout au long du chemin, Hamburger et Croqueuse raconte leurs parcours pas facile aussi. Friponne les connaît mieux et elle est ravie. Elle coince car elle sait qu'elle vient de créer des liens très fort qu'elle n'a pas encore vécu. L'amitié la vraie est nouvelle pour elle. Elles arrivent au marais, Friponne est impatiente de montrer à ses nouvelles amies ce qu'elle aime dans ce quartier. Elle voudrait d'abord retrouver la petite boulangerie qui faisait les meilleures brioches praline qu'elle avait pu manger. Ah! Ces tendres brioches, leurs rondeurs hâlées, la praline fondante ! Trop craquantes ! Toutes ces émotions lui avaient donné un petit creux !
Elles s'arrêtent devant un quick, elles entrent, elles prennent chacune 3 giants et coca, hum!!
C’est bon!! Toutes les 3 ont un sourire géant, elles engloutissent leurs menus sans paroles, elles avaient faim! Une jeune du même âge que Friponne s'approche de leur table et salue Croqueuse, lui dit :
- bonjour, tu me reconnais, je suis la soeur de Tricoteuse, je m'appelle Glacevanille
Croqueuse ravie de cette retrouvaille, lui propose de passer la journée avec elles, elle accepte sans hésiter une seconde, elle n'a rien à faire de la journée et elle est toujours partante pour de nouvelles aventures.
Après avoir fait les présentations, elles se lancent dans un échange animé de souvenirs sous les regards amusés des autres. Friponne est enthousiasmée!
Elle observe Glacevanille. La description est pas laide mais pas jolie, une normale, jolis seins au moins du 80 km à l'heure, bonne moyenne, ça ? (Au moins ça tient dans une main!) Jean’s polo bottines, et dans la main une casquette, elle porte une paire de lunettes de soleil. Friponne essaye en vain de traverser l'opacité des carreaux, elle voudrait trouver dans ses yeux la lumière qui la rend si rayonnante.
Glacevanille se tourne vers elle, lui sourit et enlève ses lunettes ...Ses yeux bridés tri-color (bleue blanc rouge) sourient à la vue de Friponne. Elles se lèvent et sortent du quick.
D'un pas décidé, elle arpentent les rues chargées d'histoire, et découvrent médusées, la forêt de bannières arc en ciel, symbole de ce monde de tolérance affiché. Glacevanille avance en terrain conquis, elle connaît chaque recoin de ce quartier mythique, surtout les recoins d'ailleurs....n'est-elle pas aussi férue en histoire ... elle se souvient que dans les années 1900.
Le Marais devint un quartier très populaire, animé grâce à ses artisans, ses cinémas... ses dames aux charmes avantageux que l'on appelait « Les demoiselles du Marais », et qui à l'époque, étaient aussi connues que les Précieuses... d'ailleurs, elle sent leur présence bienfaisante dès qu'a la nuit tombée, elle se glisse dans les ruelles sombres...à la recherche de ses proies.
Mais pour l'heure, nulle recherche nécessaire, cette petite Friponne semble tombée comme par enchantement dans le caniveau, elle n'avait pas vu le bord du trottoir. Hamburger lui suggère de regarder devant elle et non Glacevanille tout en ricanant. Glacevanille l'aide à se relever. Elles décident toutes les 4 de marcher sur chaussée (aux moines!!) Hamburger et Croqueuse se tiennent la main, Glacevanille prend celle de Friponne. Elle est d'abord surprise par cet élan puis elle réalise qu'elle n'a pas caché son attirance pour Glacevanille, son faux pas en est un signe. Du moment où elles se retrouvent main dans la main Friponne veut en faire une éternité de peur de perdre ce contact charnel.
Leurs doigts s'entremêlent, Friponne a les jambes flageolantes, ses mains tremblent terriblement et elle a la gorge complètement serrée. Elle se sent comme au bord du vide, prêt pour le grand saut dans l’inconnu d’une relation qui s’amorce. Se peut-il que Friponne soit déjà ensorcelée ? Après une demi-heure de conversation saupoudrée de soupirs révélateurs du désir naissant, et de silences synonymes de questions qu'elles meurent d’envie de se poser sans encore oser le faire. Glacevanille l'entraîne dans une obscure traboule, elle a besoin de se retrouver vraiment seule avec elle. Elle sent Friponne au bord de l’évanouissement, elle pouvait aussi bien défaillir que fuir ce tête à tête trop renversant.
Glacevanille devait absolument la rassurer, son enchantement risquait de s'évaporer dans les bas-fonds du marais. Déjà lui expliquer que si elle se sentait comme envoûtée , ça n'avait rien d'un mauvais sort , lui dire qu'elle avait peur aussi de trébucher sur le trottoir, que cela arrivait à tout le monde de tomber dans la rue, il faut juste faire attention où on met le pied.
Hamburger et Croqueuse les rejoignent, leur proposent de continuer la soirée dans une discothèque "TANGO". Elles entrent dans la boite, à peine le temps d'entrevoir la piste de danse que Glacevanille les entraînent à l’étage. C'est plus calme, la musique est plus cool, Croqueuse est ravie d'entendre la musique et la voix de Kingsbery dans ce cadre chaleureux, des safos autour de quelques tables basses, un bar en bois massif sur lequel quelqu'une épanchait son coeur, des murs couleur ocre sanguine, quelques tableaux de Courbet, ouais ... très sympa !
Friponne et Glacevanille s'étaient déjà installées, Croqueuse les rejoint et s'aperçoit qu'Hamburger n'est pas là, ça ne l'étonnerait pas qu'elle soit restée en bas.
Hamburger monte avec des boissons (coca, coca, coca et coca). Friponne très intimidée prend un verre pour ne pas perdre contenance, et aussi pour occuper ses mains qui tremblent d’émotion et d’excitation mêlées. Friponne a beau essayé de se concentrer sur la voix sensuelle de shania Twain, sublime en musique de fond, elle n’entend que les battements fous de son cœur alors que ses pensées sont toutes entières tournées vers Glacevanille, belle inconnue qu'elle trouve terriblement séduisante. Friponne pose lentement son verre vide sur la table et ferme un instant les yeux pour rêver à son regard dont la douceur pétillante la liquéfie totalement. Lorsqu'elle rouvre les yeux, Glacevanille est là, si proche que l’odeur de son parfum l’enivre d’ores et déjà. Friponne la sent un peu nerveuse certes, mais le cran dont elle fait preuve l'impressionne réellement.
Hamburger emmène Croqueuse danser, elles partent discrètement de peur d’interrompre ces préludes d’amour.
Glacevanille tente de calmer le feu, il suffirait de presque rien pour qu'elle en soit inondée : "Euh ..., c'est sympa ici ..., je n'étais jamais montée ... je restais en bas m'éclater sur la piste ....on est bien mieux là.....t'as déjà fini ton verre...et ben dis donc ! " Ouais, ok ... elle manque drôlement d'inspiration ! Mais bon c’est pas facile de faire diversion à son désir !
Friponne sourit en baissant les yeux .Glacevanille pense avoir repris la situation en main mais une chanson de Laura Veirs les sidère toutes les deux dés la première note, sa merveilleuse "Rapture" ne pouvait pas mieux tomber ...
Friponne s'attache de son mieux à cacher son trouble en évitant d’arborer un sourire béat et en priant le Seigneur pour qu’il fasse que ses yeux ne soient pas mortellement écarquillés. Friponne se dit doucement "Mon Dieu, mais où je vais, moi ? Je ne sais quasiment rien de cette fille qui pourtant me ravit et me bouleverse. Je n’en reviens pas, moi qui suis habituée à mener le jeu, je me fais mener par le bout du nez et je me sens déjà prête à faire le tour de la Terre pour elle, même s’il me faut le faire à genoux" Glacevanille lui propose de finir la soirée qui n'a pas encore commencé chez elle, dans sa chambre. Elle accepte et laisse un message pour Hamburger et Croqueuse. Bref message :"Merci ! Je me sauve avec Glacevanille ! A bientôt ! "
Elles sortent du Tango, leurs mains se retrouvent liées en moins de temps qu'il ne faut pour l’écrire. Leurs pas s'accordent dans une marche silencieuse, Glacevanille mène la danse lentement mais sûrement. Friponne ne sait pas où elle va mais elle n'a même pas peur, à corps perdu elle va se jeter dans le tourbillon des sentiments .Elles arrivent devant la maison de Glacevanille, elles entrent. Glacevanille la présente à ses parents, son père est menuisier et sa mère prof polyvalente, histoire d'oz et en langues vivantes.
Tricoteuse la grande soeur les rejoint dans le salon, salue Friponne, lui demande si elle veut un coca ou autre. Friponne accepte le coca et regarde Glacevanille, ses yeux expriment le mal à l'aise. Glacevanille comprend vite et la prend par la main puis le conduit vers la chambre.
Glacevanille lui prend la veste, Friponne s'assied sur le lit et admire la chambre. Le lit et la table de chevet pin clair, l'armoire est encastrée, portes coulissantes avec Miroir, miroir joli, Qui est la plus belle au pays ? Le miroir répondait : Madame la reine, vous êtes la plus belle au pays. Et elle était contente. Elle savait que le miroir disait la vérité. Blanche-neige, cependant, grandissait et devenait de plus en plus belle. Quand elle eut atteint ses dix-sept ans elle était déjà plus jolie que le jour et plus belle que la reine elle-même. Un jour que celle-ci demandait au miroir : Miroir, miroir joli, Qui est la plus belle au pays ? Celui-ci répondit : Madame la reine, vous êtes la plus belle ici. Mais Blanche-neige est encore mille fois plus belle. La reine en fut épouvantée. Elle devint jaune et verte de jalousie. Je crois que je me suis trompée d'histoire... désolée! Passage à vide (je rigole!!) Euh.. Bref la chambre était une chambre comme une autre.
Glacevanille s'approche de Friponne et s'assoit à côté d’elle.
Elles se regardent dans les yeux pour se dire des mots bleus...... les mains se mêlent à la conversation....une se pose en douceur sur l'épaule ....l’autre plus assurée caresse le flanc ....la fébrile ne sait pas où se mettre .....l'audacieuse plonge dans la chute des reins....les lèvres s'impatientent ...Glacevanille se rapproche de plus en plus de Friponne, dépose des baisers mordants au creux de la nuque tout en caressant avec douceur la base de son cou de ses doigts attentifs. Sa langue fouille alors hardiment le lobe de son oreille gauche pendant que ses paumes massent fermement ses trapèzes. La docilité totale de Friponne, aussi agréable qu’inattendue, incite Glacevanille à encore plus d’audace. Glacevanille déboutonne d’un geste aussi rapide qu’efficace, son pantalon pour poursuivre plus avant ses investigations. Elle le fait glisser des cuisses aux genoux pendant que sa bouche se régale de la peau du cou.
Friponne passe ses mains sous le polo, elle s'emballe en essayant maladroitement de l’enlever, Glacevanille s'en débarrasse rapidement et sur sa lancée se déshabille complètement. La belle glace de l'armoire permet à Friponne de ne pas perdre une miette de cette mise à nu, ouh la la, elle ne tient plus sur le lit, elle se lève d'un coup et se prend les pieds dans son fute, elle perd l'équilibre mais se retrouve dans les bras de Glacevanille. Toujours aussi maladroite cette Friponne!! Son souffle court, sa respiration haletante, attisent le désir de Glacevanille de mieux prendre possession de son corps. Elle ne résiste pas à l’envie. Elle sent une connivence toute neuve qui l’émeut (meuhhhhh la jolie marguerite!) plus qu'elle ne le voudrait. Curieuse émotion qui rend encore plus pressant son envie, ce serait une folie de résister à ce désir impérieux d'aller au-devant du plaisir ...
Alors Glacevanille lui enlève délicatement son tee-shirt et son soutien-gorge, ses mains caressent ses seins et sa langue taquine les tétons ; elle l'a fait allonger sur le lit, elle lui retire son jean et sa culotte déjà mouillée, Friponne est en extase. L’excitation qui les envahit, les amène à amplifier puis à intensifier leurs caresses qui s’affirment avec force. La soumission totale et l’abandon qu'elles lisent dans leur regard les comblent du bonheur simple de se donner du plaisir. Glacevanille écarte complètement les cuisses de friponne, se cambre les reins, et commence à titiller avec légèreté son clitoris. Elle apprend à le contrôler. Friponne aime que Glacevanille sache faire durer cet état de désir extrême où elle ne se maîtrise plus. Son orgasme libérateur accueilli par son souffle court, donne à Glacevanille la fierté d’avoir su la faire jouir. Le reflux du plaisir les laisse épuisées mais heureuses. Friponne se love au creux des bras de Glacevanille pour y retrouver ses caresses attentionnées.
Glacevanille aime beaucoup les caresses d’après l’amour, cette sensation d’intimité empreinte de douceur et de tendresse mêlées. Elles ont trouvé l’harmonie dans tous les sens, sans dessous dessus. L'Amour leur est tombé sous le sens ...
Ce nouvel amour est à la fois plein de promesses et d’incertitudes. Elles vont prendre le risque de vivre ce bonheur et suivre le cheminement parsemé d’obstacles. Le premier pour Friponne sera bientôt passé, elle va avoir 18 ans le 23 Août, elle pourra revenir vivre à Paris et repartir sur de bonnes bases. Maintenant elle a des amies et un amour certes vertigineux mais elle apprendra à garder l'équilibre sur le fil de sa vie ....

Ce qui a commencé doit finir .......
Cette histoire est fictive. Toutes ressemblances avec des personnes vivantes ne sont que hasards et coïncidences !
Les Anciennes du feu forum de Lez-Attitude