Nos poèmes...

 

 

Mag

 

Beaucoup d'amour

Un peu d'amour, et pourquoi pas ?
Ce triste monde où nous vivons
Serait-il dépourvu de fond ?
Je le découvre pas à pas

Un peu d'amour, mais n'est-ce pas ?
Gravir la pente doucement
Se relever courageus'ment
Pour me diriger vers tes bras.

Un peu d'amour, ici, là bas ?
Où que tu sois, quelle importance ?
Nos coeurs sont liés d'influence !

Un peu d'amour, tu reviendras !
À la maison, je t'attendrai.

Notre bonheur j'ai préparé !

 

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L'animal familier

"On aura un caméléon
Et son prénom sera Agfa!"
Elle me demande à sa façon
Tout en me serrant dans ses bras.

Et je ne peux lui refuser
L’étrange animal mimétique.
Sur lui elle veut pouvoir tester
Ses délires catastrophiques.

Par exemple tous les fluos
Pour voir s'il brille dans le noir
Ou bien une boite en miroir
Invisible, qu'il sera beau !

Ou alors le voir écossais
Sur un tartan, ça doit donner !
Elle veut aussi le déguiser
En noir et blanc, en mots croisés !

Après restera la passoire
Puis encore tous les pochoirs
Montrera-t-il des formes ou points,
Ce pauvre lézard mal en point ?

Elle veut faire tout ceci
Dans un esprit scientifique
Pour que l'homme soit lui aussi
Doué de pouvoir mimétique

Et moi vais-je pouvoir freiner
Toutes ses envies délétères ?
Car un animal familier
Ce n'est pas à ça que ça sert !

Trop tard, je me suis engagée
À satisfaire ses désirs
Le pauvre animal torturé
Lui donnera bien du plaisir.

 

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Entêtement

 

Puis quand plus rien ne nous retient
Rires figés dans la douleur
Quand tout nous prend l'aspect d'un rien
L'espoir n'est plus qu'une lueur
Trompeuse, une vague illusion.
Plus rien nous rattache au monde
Notre âme devient vagabonde.
Nous descendons vers des immondes
Vacuités toujours plus profondes

Une question se pose alors.

Pourquoi avançons-nous encore?

 

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Abandon all hope

Parce que par moment tout, tout est noir
Et que même la lumière est obscure,
Parce que le mépris éteint l'espoir
Et que trop hideux sont les augures

Parce que tout choisit de s'en aller
Et que mes mains sont vides, maladroites
Parce que je suis celle qu'on balaie
Et que tout, tout autour de moi, miroite.

Alors je m'avilie
Je m'humilie
Puis je descends
Profondément
Je touche le fond
Plus d'coup d'talon
Plus un seul lien
Ne reste rien.

Les tripes, le sang

Ecrire avec tes tripes, ton sang
Quand il ne reste plus que toi
Quand le coeur te joue les "va t'en!"
Au loin, t'as peur, t'es aux abois

Tu restes seul, infiniment
Face aux problèmes et au dilemme
Tu n'as jamais assez de temps
Et pourtant, dieu sait que tu l'aimes!

Tu te jettes sur le papier
Comme s'il pouvait te sauver
Mais tu sais que tu es perdu
Puisque c'est elle que t'as perdue.

Alors écrire, pour en finir
Comme si elle allait revenir
Alors que tu sais que c'est pas vrai
Chaque cellule de toi le sait

Ecrire avec tes tripes, ton sang
Les veines ouvertes c'est suffisant ?
Bientôt il ne sera plus temps
T'es hors de toi, infiniment...

 

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Liberté

La liberté est elle un leurre ?
Trop belle idée sans fondement ?
Elle nous doit tant d'engouement
Mais n'apporte que des malheurs.

Combien sont-ils ces pauvres êtres,
Qui y ont cru à sang pour cent ?
Combien sont-ils sans se soumettre,
Qui croient à l'espoir méprisant ?

La liberté n'existe pas !
La seule qu'on a c'est de mourir !
Mais comme on aime, on ne meurt pas !

On se trouve piéger ici
Pour le meilleur et pour le pire
Mais le "meilleur" est ineptie...

 

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Larmes

Quand la nuit tombe et qu'il fait froid
Que le ciel meurt, que tout s'en va.
Quand ne me reste que l'effroi
Je ne pleure pas.

Quand tu te trouves loin de moi
Parti là où je ne suis pas
Quand je ne suis que désarroi
Je ne pleure pas.

Quand je n'ai même plus la foi
Que je vois dieu dans la vodka
Quand je lui demande " pourquoi?"
Je ne pleure pas.

Quand je cherche en vain un emploi
De Lille sud au nord de Spa
Quand quémander est mon seul choix
Je ne pleure pas.

Quand les gens me dictent leurs lois
Obéissance et mise au pas
Quand je n'ai aucune autre voie

Je ne pleure pas.

 

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Ascension

La ville d'en haut est laide et belle
Large avenue, immeuble haut
Sur les toits je suis éternelle
Je vois derrière les rideaux.

Les télés crient, les enfants jouent
Un homme meurt, d'autres s'embrassent.
Le paradoxe de la boue
Fleurit jamais ne me rend lasse

Quoi que je fasse j'y prends partie
Pour les bons contre les méchants
Et je veux que gagne la vie.

Mais je ne sais où je me rends
Alors du haut du bâtiment
Je saute pied joint infiniment.

 

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La porte

Toc, toc, toc.
Qui est là ? Qui frappe à ma porte ?
Toc. Toc. Toc.
Allez-vous-en ! Mais qui êtes-vous donc ? Je ne veux pas !
Toc. Toc.
Est-ce un rêve ? Une illusion ? Qui insiste ainsi ?
Peut être est ce un projet ? Ou un ami ? Peut être un amour ?
Qui peut donc être arrivé jusqu'ici ?
Toc, Toc, Toc.
Mais non. Il n'y a personne. Jamais personne ne trouvera cette porte.
Il n'y a que mon imagination...
Toc. Toc. Toc.
Toc. Toc.
Toc...

 

 

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