Aimer une femme c’est avoir ce « privilège » d’aimer la tendresse, la douceur, l’érotisme. Pour moi être lez, c’est aussi avoir « ce privilège », d’avoir une « douceur » dans mes bras.
Malheureusement, la vie, l’amour ne sont pas de toute douceur… drôle d’ambiguïté hein ?! Oui je vous l’accorde !
D’autant plus qu’au fil de ces lignes vous allez découvrir, que certaines femmes sont cette « image » que l’on aime tant.
Il y a quelques années - mon récit étant chronologique, j’ai jonglé avec le passé et le présent - j’ai rencontré un petit bout de femme, joyeuse, avec un humour délirant, le tout lié par une sensualité à me faire fondre. Pourtant, beaucoup de choses me déplaisaient chez elle mais la passion a ses raisons que l’amour et surtout ses « promesses » vous font devenir « amnésique du cœur ».
Nous voila donc parties, pour un bout de chemin, non sans mal : régler nos séparations, rachat de la part de son ex pour la maison, ses enfants (+18 ans) qui font conneries sur conneries…et dont un surtout a la « bonne habitude » d’être aux crochets « financiers » de sa mère. Mais bon, je m’investis à fond. Je reprends les travaux laissés « dans l’état » par son ex, je m’occupe des enfants, leur trouve un job, m’occupe de leurs bagnoles. Bref une vie de couple « normale ». Compte joint : « Ton argent est le mien ».
Euh ! Sauf que plus tard j’ai vraiment compris ce que voulait dire cette phrase dans sa bouche.
Le temps passe, de « douces crises de jalousie » en « non radical » : je ne vois plus mes ami-e-s…qui en ont un peu marre des histoires « tordues » qu’elle raconte… Allant jusqu'à s’inviter toute seule le matin au petit déj’… Par contre, pas de problèmes, ses ami-e-s, on les voit, et comme je suis généreuse de cœur, un de plus à table… Ah oui ! J’ai oublié de dire que la cuisine ce n’est pas son fort ! Même si un de ses fils a un BEP de cuisine, les 30 heures au Mc Do suffisent à le fatiguer pour « s’investir » à la cuisine familiale : on est généralement 5 à table voire plus. Famille méditerranéenne : frères, sœur, enfants.
Le temps passe ainsi, doucement je me fais « bouffer », manipuler, sans pour autant en être consciente, je ne fais même plus les sports que j’aimais… non ! Que celui qu’elle aime, c’est bien plus « pratique »… Alors je suis…
Lors d’une semaine de vacances, nous sommes allées dans les Pyrénées. Là en une semaine, elle « tombe amoureuse » de la région et fait des projets immobiliers. Retour à la maison : téléphoner aux agences immobilières pour vendre la maison, faire les démarches pour venir s’installer « dans son nouveau projet »… Moi de mon coté, j’essaie de ralentir la « bête ». Connaissant la région (famille maternelle), je ne me vois pas vraiment vivre là bas… J’aime la femme qui est avec moi, mais j’aime aussi « ma » ville Marseille !
En 6 mois me voilà « plantée » là… Elle reste sur Marseille pour vendre la maison. Nouveau job, que je n’aime pas vraiment mais bon ! Il faut que je fasse vivre « le reste de la famille ».
Ah oui ! J’avais oublié : pour s’occuper des « affaires » elle s’est mise en maladie… Couple éclaté… Je commence sérieusement à avoir peur de ses coups de tête, surtout que je n’ai jamais eu confiance en elle quant à sa fidélité (son passé me l’a bien prouvé…). Je commence à m’impatienter. Son discours change sur les motivations exactes de son projet. Ça devient moi qui « l’oblige à venir »… J’ai peur… J’ai tout vendu, tout plaqué… Et je sens en retour que de l’intéressement financier. J’arrive quand même à « imposer » après 3 mois de squat’ chez sa mère (la maison étant enfin vendue), qu’elle vienne me rejoindre… Toujours en maladie.
Quand on aime, c’est vrai que certaines choses ne sont pas « évidentes immédiatement ». Son « travail » a été de fond, en me manipulant par des phrases plus ou moins « assassines », mais en revenant « pleine de tendresse », et d’excuses, alors on « oublie ». Les disputes avec la famille « parce que tu sais ton père, il me drague », « ton cheval tu devrais le vendre (en fait il faut que tu le vendes), il nous coûte trop cher » (seulement c’est moi qui gagnais plus qu’elle, mais comme c’était en compte joint…).
« Si je suis mal ici, c’est à cause de toi ! »
Bref ! Petits mots « doux » répétés, culpabilisants doucement, mais inévitablement !
Malgré ses « petites méchancetés » qui devenaient quotidiennes à présent, j’acceptai le PACS.
Pensant au fond de moi que cela pourrait « atténuer » certaines choses, comme le fait de n’avoir pas pu (en partie à cause d’elle) avoir des collègues de travail, je travaillai à mon compte et ma clientèle était plutôt très post-retraite. J’étais seule, avec aucune relation sociale, à par les ami-e-s qu’elle avait pu se faire (très avenante, n’oubliez pas !)…les « enfants » ayant suivi… J’avais toujours cette « charge » en plus.
Elle trouva un taff, on acheta une maison, pour « notre » projet, comme elle avait à présent une emprise psychologique totale sur moi.
« J’étais coupable de son mal être, de son mal vivre ici ».
Elle arriva à ce que « j’investisse « toutes mes économies dans ce nouvel achat….passant tous mes jours de congés à « faire les travaux d’Hercule ».
Seule, oui ! Madam’ travaillait ou partait voir sa famille à Marseille, ou faisait des achats avec la carte bleue commune, qu’il fallait régulièrement « nourrir » avec mes bénéfices…
Oui je sais, j’étais complètement manipulée…soumise !
Au point de m’apercevoir au bout de deux mois, lors de rangement de papiers, que la maison n’était pas au 2 noms alors que le crédit oui !........oui je m’étais faite avoir. J’avais signé une décharge, pour qu’elle me représente lors de l’achat chez le notaire. Normal il a été fait un jour où je travaillais !
Alors comment expliquer que le crédit et la promesse de vente ont été faits aux 2 noms et l’achat non ?!....... En tout cas là ce fut le déclenchement pour moi d’une descente aux enfers, terrible !
J’osais me rebeller ! Terrible pour moi ! Les coups commencèrent à pleuvoir, du simple coup de poing, à l’étranglement jusqu’à la perte de connaissance, plus d’autres sévices….
La « machine » se mit définitivement en marche !
A chaque fois que j’osais dire quelque chose ou refuser, les coups pleuvaient, mais dans sa manipulation, elle arrivait à « me montrer » à ses ami-e-s en disant « regardez comme je suis, comme je lui fais mal », « je suis impardonnable ! » Et devant cette « divine comédie » les autres marchaient ! C’était elle la victime ! Moi j’avais juste le « droit » de rien dire ou plutôt « Oui je comprends, elle va pas bien en ce moment…c’est ma faute !.. ».
3 mois passèrent ainsi…l’horreur ! J’avais (heureusement) gardé la maison de mes parents, mais il fallait que je laisse la porte ouverte pour qu’elle puisse rentrer quand elle le voulait, à n’importe quelle heure, me privant de sommeil. Pas le choix, autrement elle commençait à casser la porte.
Je ne savais plus comment faire, terrorisée, affaiblie psychologiquement et physiquement. Il faut dire que je me « jetais dans le travail » pour être « tranquille » mais elle avait toujours main mise sur moi, par le compte joint.
Pour dépacser, il a fallu que, devant le tribunal, je lui signe la carte grise de ma voiture professionnelle (crédit professionnel que je continue a payer) pour dédommagement ! Pour moi ne plus être « enchaînée » administrativement…
Pour fermer le compte joint, bien qu’elle eut dit à la banquière qu’elle n’avait plus de chéquier, elle fit 2 chèques, dont un de 13000 francs pour son compte perso à Marseille (oui je me suis aperçue qu’elle avait un compte perso ainsi). Il a fallu que je rembourse (débourse) plus de 20000 francs afin qu’il soit créditeur…et le fermer !
Je n’en pouvais plus, j’avais cette phrase dans la tête « je te tuerai pas, c’est toi qui le fera, et si tu n’y arrives pas de toute façon ta vie est finie….. ».
Oui j’avais qu’une envie pour que tout cela s’arrête « me suicider », il n’y avait que cette solution ! Mon corps n’en pouvait plus des coups, des ecchymoses perpétuelles, nez cassé, sillon orbital fracturé, arcades sourcilières plus d’une fois ouvertes, lèvres multi fois malmenées, je me rappelle qu’une fois pendant plus d’une semaine je n’arrivais pas à marcher correctement et à sortir de la voiture, tellement que mon dos avait reçu de coups, et elle, elle souriait quand elle me voyait ainsi, son sourire, ce sourire, ce regard... noir… J’étais à bout………de tout……l’alcool m’aidait….mais ce n’était pas une solution…. Jusqu’au jour où je ne lui ai plus ouvert la porte et au travers de celle-ci, j’ai « osé » la menacer d’un couteau. Elle alla porter plainte à la gendarmerie ! Il faut dire aussi qu’elle avait escaladé le portail avant ! Mais bon, aux yeux de la justice c’était moi la fautive !
Je fus hospitalisée en psychiatrique, il le fallait, pour me protéger de tout !
Ce fut pas facile….accepter, s’accepter comme un navire dérivant, croulant sous les dettes…mon psy me conseilla de porter plainte contre elle, j’avais en mains des certificats médicaux décrivant mes blessures.
Une fois j’ai osé pousser la porte du cabinet médical, difficile, car elle avait fait son travail là aussi en avertissant le médecin généraliste, que si je venais « amochée » c’était parce qu’elle devait se défendre de moi ! Heureusement que mon médecin comprit « l’histoire »
Porter plainte !.......facile hein ?!......oui….surtout quant on y va avec une permission de sortie psychiatrique, ordonnance du psychiatre…et un OPJ homophobe !
Il a fallu que j’insiste pour que ma plainte soit prise en compte, entre deux questions du style « Alors de vous deux qui fait l’homme, ça doit être vous car elle a 2 enfants ! » ; « Vous venez de Marseille, je connais, alors il y a ce bar à PD. Vous connaissez ? »……
2 heures, montre en mains pour une page à signer ! Et en sortant ce sentiment de culpabilité double, être lez (pourtant j’en suis fière) et en plus porter plainte contre celle que l’on a aimé ! Oui je sais ça peut paraître « dingue », mais arrivée à l’hosto, bien « démontée », il a fallu une semaine de nouvelles perfusions pour « reconstruire » ce qui avait été fait 2 semaines auparavant…
Le temps passant, les expertises psy du tribunal aussi, oui je l’avais menacée d’une arme blanche…et la justice trancha : c’est moi la coupable (3 mois avec sursis) plus des indemnités. Elle avait des témoins, des certif médicaux « prouvant les coups » !!!....elle a vendu « sa » maison, gardé pour plus de 23000 francs de matériel de bricolage et acheté une voiture neuve avec la reprise de la mienne (et le crédit que je continue a payer encore pour 1 an…300 euros/mois). Elle a porté plainte pour faux et usage de faux en signature sur les documents de vente pour un camping que je lui avais remboursé lors de la séparation, (ouf ! documents prouvant que le chèque a bien été encaissé sur son compte perso !)….mise en garde à vue 2 fois à la gendarmerie 4 et 7 heures….confrontations multiples : ce sourire, ce regard… Convocation devant le juge début 2006….mise en exam’ quelques mois.
Après…nouvelle confrontation de plus de 4 heures en ne sachant pas si j’allais sortir libre ou pas….
Voila depuis mars 2004 j’essaie de me reconstruire, socialement, sentimentalement…
Verdict :
Socialement : je suis partie plusieurs fois à des 100aines de Km pour essayer de me reconstruire. Pfffff ! J’en parlerai dans un prochain billet.
Sentimentalement : idem……essayer de refaire sa vie « ailleurs » pour ne pas la croiser, pour ne pas l’affronter, par peur oui mais aussi parce qu’au fil du temps ma peur est devenue haine.
Haine que j’ai peur maintenant de ne plus pouvoir contenir en la croisant… Oui elle m’a détruite, elle me l’avait bien dit !.... Je sais qu’elle vit bien, qu’elle est heureuse…
Moi ?
Je ne crois plus en l’amour, j’ai pourtant essayé plus d’une fois depuis, au point de refuser au plus profond de moi ce sentiment… La solitude est mon ombre, c’est pas évident, pas facile à vivre, mais je préfère souffrir que faire souffrir.
Voilà, voilà comment on peut détruire une vie….avec des mots, avec des coups...
Iza