Mission Commando

 

1ere mission :

Ce fut un voyage empli de grands moments de bonheur, accompagné de rires à volonté et de très grands sourires magiques.
Les turbulences du J9 nous ont donné plein d’émotions et sensations de bien-être. Un week-end inoubliable dans la Creuse au fin fond du monde, là où les villageoises nous ont accueillies avec tant de respect et de chaleur. Même si nous nous sommes perdues pendant presque trois heures passés sur la route, nous étions si bien que nous pouvons nous permettre d’avoir perdu autant de temps pour arriver à bon port.

Notre mission première était de décharger le J9.

Tutut tutut fait le klaxon.
Nous sommes là, oui oui ! Nous sommes là !

Nous descendons du camion, elles sortent de chez elles.

Les regards se croisent, les sourires ravivent encore plus les émotions fortes. Elles sont devant moi en chair et en os. Le bébé dans les bras et … Il est encore plus beau que sur les photos, il est magnifique ce bébé.
Je m’approche de lui et j’ose pas le toucher, lui prendre la main, il me regarde et oh lala, le plus beau sourire du monde se trouve devant moi, à cette instant.
Bis repetita : il est vraiment magnifique ce bébé.

Nous déchargeons les cadeaux.
Les bouteilles de vins étaient pour fêter les anniversaires, le coffret pour la parisienne puisque je savais qu’elle buvait que du vin. Les autres bouteilles étaient pour les hôtesses. J’ai appris par le magasin de vins qu’il ne fallait jamais se fier à l’étiquette, parce que vous avez des bouteilles avec des pas belles étiquettes et pourtant ces vins là sont les meilleures souvent. Moi je m’en fous je ne bois pas d’alcool que ce soit bière vin ou autre alcool, je ne bois pas d’alcool du tout donc aucun problème pour moi. Même une étiquette jolie ou pas jolie, j’m’en balance, hi hi !

Tout le long du trajet, elles avaient réussi à me relaxer, me détendre mais arriver à destination, la trouille, la peur, la peur de quoi… je me demande mais la peur était là ! Pourtant je connais une depuis très longtemps, jadis nous discutions souvent sur le chan. Mais ce jour là, en ce moment là, la trouille est ressortie de mes boyaux et j’avais mal au ventre.
Plus moyen de me relaxer, de me détendre….
Je pénètre dans leur chez elles. Une toux pas possible a pris refuge dans la gorge. Pas moyen de le calmer. Suis obligée d’aller dans la cour. J’essaie de contrôler mais je n’y arrive pas bien. Une pression écrase la poitrine, j’étais mal.
Je ferme les noeils tout en marchant, tout en contrôlant cette respiration. Je fais un maximum d’exercices pour calmer cette toux et surtout pour enlever cette trouille qui me donnait mal au ventre.
Les voir en vrai, en chair et en os, était pour moi une très forte émotion, une émotion grandiose, inexpliquée mais insupportable de le montrer en public.

Elles avaient un regard étincelant, un regard avec des millions de lucioles. Elles étaient très jolies, toutes, les passagères de la mission commando et les villageoises.

Quand le J9 était complètement déchargé, j’ai eu un énorme et grand soulagement, je me suis dit « ouf ». Tout le stress partait d’un coup, soulagé et épuisé j’étais mais bien. J’espère sincèrement que ça les aidera un peu tous ces cartons qui étaient là depuis autant d’années enfermés dans une cave plafonné d’amiante. De toute façon, elles savent que si ça leur plait pas, ben… elles peuvent les mettre à la louche, après tout c’est à elles maintenant.
Même si elles décident de revendre sur Ebay ou ailleurs, c’est leur problème maintenant.
Moi je suis bien. Je n’ai plus de questions dans la tête, même si un jour je sais que je saurai qui s’est servi à la cave.

Le repas du soir était un repas comme je les aime mais le problème était que le mal de ventre toujours présent m’avait donné un nœud à la gorge, et j’arrivais pas à avaler. Punaise je me voyais pas rester sans manger, surtout moi, tout un week-end, hi hi !
Non, je ne suis pas la plus grande trouillarde du monde, il y a un autre, des autres. Mais je peux dire que je fais partie de ces plus grands trouillards du monde, oh oui !
Pauvre de moi ! Hi hi !

2e mission :

Route toujours aussi longue, pourtant elle devait normalement être courte. Décidément, hi hi ! Avec moi, il y a pas de route courte, hi hi !
(mais la suite dans un autre épisode, hi hi !)

 

Barre

 

Suite et fin…

Une route à rallonge sur la durée mais pas en kilométrage. Les départs de vacances et le mauvais temps y ont beaucoup contribué. Nous n’avons pas mis longtemps pour charger la berlingo transformée en camionnette. Comme prévu, je me suis occupée de l’organisation des cartons dans l’habitacle. Deux rangées, on peut en mettre une troisième rangée mais il n’y a plus de cartons. Nous nous apprêtons à démarrer pour les deux chèvres. D’un coup, des trombes d’eau nous tombent sur la tête, oh la vache ! C’était comme une prédiction pour l’aller, que nous allons rencontrer des problèmes sur la route.

De la porte de Pantin à la porte d’Italie, tout allait bien, mais ensuite, les ralentissements et le bouchon de 23 km, nous étions dedans. Deux heures nous avons perdu, deux bonnes heures interminables… Qui aurait pu prédire que nous allions mettre autant de temps que la Creuse, 7,30 h de route pour une route qui en temps normal était de 4,30 h. Nous avons perdu 1 h de plus dû aux ralentissements, ces gens qui veulent regarder les voitures arrêtées sur la bande d’urgence. C’est tout de même dingue de freiner à mort et carrément s’arrêter juste pour regarder les gens qui étaient dehors de leur voiture sur la bande d’urgence. Du vraiment n’importe quoi…

Notre deuxième mission était de décharger la berlingo.

Je ne sais plus lequel des péages, il y avait une distribution de papiers, la revendication des (gynéco) orthophonistes. La jolie demoiselle nous a donc remis ses jolis papiers + une carte pour envoyer directement à ce très cher Président de la République Française. En se penchant vers nous, son truc qu’elle avait sur le dos s’est joliment ouvert et ses jolis seins bien bronzés se sont mis à pendre, il y avait aucune baleine pour les retenir. Hi hi !
/me se marre comme une baleine ! hi hi !

Nous arrivons dans les deux chèvres, et là ! La pluie s’était arrêtée à mi-parcours.

Tutut tutut, nous sommes là, nous sommes là !

Le soleil était aussi radieux que le sourire de notre hôtesse en nous voyant. La parisienne pétillante au regard de l’hôtesse sur le seuil de la maison était très vite descendue de la voiture pour la rejoindre. Un petit coca bien frâ pour nous redonner la pêche et hop… Nous déchargeons la berlingo !

 

 

Ces deux missions étaient très chauds très chaleureux très intenses, d’immenses émotions sans limite tout au long du chemin... des routes... même des routes perdues. Les personnages, ces villageoises et ces citadines sont des personnes que je suis vraiment très contente de les connaitre.

Speed_TT

 

 

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