"La planète des singes" est à l'origine un roman d'un célèbre auteur français, Pierre Boulle. Ce dernier, qui semble plus connu outre-Atlantique qu'en France, est né en 1912 à Avignon. Ses oeuvres les plus connues, "Le pont de la rivière Kwaî" (prix Sainte-Beuve en 1952) et "La planète des singes" sont rapidement remarquées par Hollywood qui les porte sur le grand écran, et le succès de ces films (sortis respectivement en 1957 et 1967) participe à la notoriété de l'auteur.
Découvert par Hollywood, "La planète des singes" fait rapidement l'objet d'une adaptation cinématographique de la part de Franklin J. Schaffner, laquelle consacre l'un des plus grands rôles de Charlton Heston.
En apparence, le film de Schaffner a peu à voir avec le roman de Boulle. On retrouve certes des personnages importants (Zira, Cornélius, Zaius, Nova), l’utilisation de la théorie de la relativité restreinte, l’idée du renversement des rôles hommes / singes, la scène de la chasse, la relation ambiguë entre Taylor et Zira (mais encore plus ténue que dans le roman, nous sommes tout de même en 1968 ; et encore en 2001, Tim Burton ne parviendra pas à briser le tabou). Mais tout ceci mis à part, le scénario de Michael Wilson et Rod Serling est très éloigné de l’histoire imaginée par Boulle. Le film comporte plus d’action que le conte philosophique dont il est tiré, le niveau de développement des singes est bien inférieur à l’équivalent des années 1950 décrites par l’écrivain, les singes parlent la même langue que Taylor (question de facilité scénaristique). Sans oublier la fameuse scène finale qui est une pure innovation des scénaristes : dans le roman, Soror n’est pas la Terre. Malgré tout, le film est resté fidèle à l’esprit et au propos du roman : montrer la précarité de la condition humaine, l’aspect éphémère de sa supériorité.
Les évadés de la planète des singes
La bataille de la planète des singes La paix est revenue. |
La Planète des Singes
Au premier abord, il peut s'agir d'une bonne histoire de science-fiction, romancée de manière un peu naïve. L'histoire, pour celles et ceux qui n'en auraient pas encore entendu parler, est celle d'une expédition humaine vers un autre système planétaire, celui de l'étoile Bételgeuse. A l'approche de celui-ci, le professeur Antelle et ses deux équipiers, son second Arthur Levain et le journaliste Ulysse Mérou, observent à la surface de l'une des planètes des agglomérations, des routes, ainsi que d'autres artefacts synonymes de la présence d'une civilisation. Très vite, gagnés par une curiosité bien compréhensible, les trois protagonistes vont rencontrer les maîtres de la planète : trois espèces simiesques proches de nos gorilles, orang-outangs et autres chimpanzés, (presque) parfaitemant bipèdes, doués du langage articulé, qui ont pu bâtir une société au sein de laquelle chaque espèce possède ses domaines propres de spécialisation (sciences et techniques pour les chimpanzés, arts de la guerre pour les gorilles, religion, politique et justice pour les orang-outangs). Une autre surprise de taille attend nos voyageurs: sur cette planète, l'espèce humaine existe également... Celle-ci cependant n'est pas très évoluée et représente de beaux trophés potentiels pour les chasseurs, une main d'oeuvre gratuite pour les basses besognes, et un intéressant sujet d'expériences scientifiques dont Ulysse Mérou va faire les frais. Mais si le roman est relativement court, il n'en va pas de même pour les idées développées. Dans une prose assez simple et un style délesté du superflu, Pierre Boulle nous emmène en effet à la rencontre de notre propre société. Le regard que jette le lecteur sur la société simiesque décrite par l'auteur pourrait être celui de l'observateur extérieur, curieux et objectif. A une différence près cependant, et de taille : ici, les humains sont les bêtes de somme sans âme des singes au pouvoir, et les malversations comme le dégoût qu'ils suscitent chez eux ne peuvent qu'interpeler le spectateur. Ce genre de scène n'est sans doute pas sans rappeler non plus l'attitude des hommes sur les espèces dites "inférieures"... Mais là ne réside pas la principale force de l'histoire : le comportement des singes eux-mêmes, au travers du dogmatisme de leurs chefs religieux en particulier, gardiens de la foi comme de "l'orthodoxie scientifique" laisse au lecteur attentif comme un arrière goût de déjà-vu. Le choc du dénouement, quant à lui, ajoute à l'ensemble une touche finale qui achève définitivement tout embryon d'espoir...
|
||
Au vu du succès emporté par ce film, plusieurs suites sont sorties en salle aux Etats Unis : Le secret de la planète des singes Taylor et Nova ont réussi à fuir dans la Zone Interdite. |
|||
La conquète de la planète des singes César, le fils de Cornelius et de Zira, a échappé aux recherches.
|
Du 6 septembre 1975 au 4 septembre 1976, NBC a diffusé le dessin animé "Return to the Planet of the Apes". Ou plus exactement, treize des quatorze épisodes prévus, le dernier n’ayant jamais été réalisé.
Plus récemment, le célèbre réalisateur Tim Burton ("Sleepy Hollow", "Batman", "Mars Attacks", ...) a repris et remodelé le scénario de "La planète des singes". Ce film, commandé par la Fox et soutenu par une campagne publicitaire importante, a eu un important succès.
![]() |
Toujours issu du film de Franklin Schaffner, une série télévisée a vu le jour. Elle n'a cependant pas compté un grand nombre d'épisodes, étant donné la faible audience générée. Seule une petite partie de ces mêmes épisodes a d'ailleurs été diffusée sur les chaînes françaises.
|
|
|
||
|
||
|
||
| Qui sommes nous ? | plan du site | contactez-nous | notre charte |